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Nos accomplissements

Nous avons expérimenté divers jobs plus ou moins alimentaires et politiquement inspirants : sondages démoscopiques, militance Greenpeace, manœuvres en bâtiment, commis de cuisine, librairie bourgeoise, babysitting, modèle Vivant·e, prof, épicerie & manutention…

Nous avons prié, veillé, chanté, raconté des histoires et tenu le crachoir pour des milliers d’âmes, d’ancien-ne-s et d’enfants.

Nous avons éprouvé les principaux métiers du théâtre, dans une trentaine de créations professionnelles dont certaines ont tourné sur plus d’une centaine de dates : écriture, soutiens & regards, directions d’acteur-ice-s et mises en scène, régies lumière et scénographie, et surtout : Jeu – en particulier avec la Mandarine Blanche, le theâtre du Commun, le groupe d’Août, Gazibul, l’Arma Barok Opéra, la compagnie des Petits carreaux, les Lézards hurlants.

On a joué dans les gares, les rames et les squatts. Nos clowns ont dérivé dans les rues pendant des heures. Nous avons éparpillé bien des tracts, cueilli bien des détresses.

Des gens d’Afrique de l’Ouest et d’Asie du sud nous ont hébergé tandis que nous allions à la rencontre des pratiques somatiques et performatives par là-bas… mais nos principaux voyages sont européens.
En marchant nous reliâmes le Mont-St-Michel à Notre-Dame-des-Landes, en passant par Saintes et des supermarchés… et nous irons au Moyen-orient.

Nous avons mené tant d’ateliers, aboutissant des spectacles auprès de dizaines de classes, de centaines et de centaines d’enfants et d’adolescents (et quelques adultes), surtout via l’OCCE, les familles rurales et le réseau du théâtre amateur breton.
Plusieurs grands textes ont été montés en mixité d’âge, une grande fierté pour nous.

Nous avons rongé nos freins et bondi de joie sur des bancs d’école et dans la cour des grandEs.

Nous avons organisé à Brocéliande les premières rencontres nationales sur l’âgisme et contre la domination adulte, avec l’enfance buissonnière.
Nous avons produit et diffusé des textes et des brochures par là, ainsi que sur bien d’autres thèmes et de diverses façons (camps et festivals, marchés de plein vent, et à présent en « livre-services »).

Nous étions au cœur de la création de la monnaie locale de Rance, la Maillette.
Dans ce contexte, nous avons organisé de bout en bout les 10èmes rencontres nationales du réseau des monnaies locales citoyennes et complémentaires.

On a monté aussi plusieurs SEL et autres systèmes d’entraide locaux, formels et informels, en nous appuyant ou non sur des outils numériques et des réseaux existants (Territoires en transition, au sein de l’archipel, via les sphères internet, plus récemment Solaris, entre autres « adaptations radicales »…)

Nous avons animé des centaines de réunions pour des groupes de toutes sortes et de toutes tailles, dans des milieux divers – assos, business, collectivités publiques, éducatif, socio-médical, artistes, alternatives, etc. : forums ouverts, débats mouvants, world cafés, cinés-philo, ateliers-spectacles et autres séminaires.

Nous avons harmonisé les voix, improvisé les rythmes, les amorces & les chutes.
Nous avons étudié le rêve, le contact, l’extase et le silence.

Nous avons planté assez d’arbres pour faire la compote de tout un lycée pro. Nous avons été autonomes en légumes, en élec, en lait de chèvre et en esprit.
Nous avions installé des toilettes sèches bien avant la naissance de Greta Thundberg et sommes toujours « presque-zéro-déchet ». Nous ne prenons plus l’avion, ni la mouche (sauf si…)
Nous n’avons pas de compte google, tous nos outils numériques sont éthiques et/ou libres. Nous réparons.

Nous avons mené de nombreux cercles de Travail qui relie à travers les bois, les champs, le sens de l’histoire contemporaine et les profondeurs de nos psychés.
Nous avons approfondi aussi d’autres pratiques cousines, de la co-écoute à la CNV en passant par diverses formes de mouvement. Avec Murmure des forêts, nous avons développé cette recherche dans différentes directions.

Depuis près de trente ans, nous participons activement et sans cesse à divers lieux collectifs de vie et/ou d’activité, notamment Belval, le village Troglobal, l’échelle dans la lune, l’Aronde et à présent les Gardien-ne-s d’ilots (en émergence).
Tout cela a impliqué acquisition foncière, constitution et gestion associative & coopérative, « gouvernance », bien des soucis et des joies… Nous avons expérimenté récemment une des premières transmissions de coop’ d’habitant-e-s SAS directe, non-notariée et non-spéculative de France.

Nous avons fait un max de com’, du mailing à gogo & du collage d’affiches, du montage sur Gimp, du community management et de la lettre anonyme.
C’est souvent aussi déjà un peu de l’éduc’ pop’, en passant. On cause, on répond.

Nous avons fait 6 ans l’expérience d’une municipalité, petite commune rurale, avec pour mission principale d’animer nombre de processus au sein du conseil et de débats publiquement avec les concitoyen-ne-s, la jeunesse, des gilets jaunes, des chasseurs, le député local, etc.
On a animé aussi feu le site internet qu’un gars de là avait laborieusement mis sur pied.

Nous avons accompagné plusieurs mois un des grands cadres d’In Vivo dans la création d’une start-up « intra » qui était sur le point de faire exploser tout son écosystème en révolutionnant les pratiques agricoles, ainsi que dans la rédaction de son livre (inédit, et pour cause…) le Manager artiste.

Nous manifestâmes dans les villes et labourâmes de nos bras et de nos imaginaires au sein de divers collectifs en lutte, par Zads et par Vaux en passant par les faubourgs de Paname i los indignados.
On a pondu là whatmille « nouveaux récits » avec plus ou moins de conscience des dominations intersectionnelles.

Nous avons sillonné pendant une dizaine d’années au sein des dispositifs de la formation pro continue, montant entre autres un intense parcours expérientiel d’initiation aux outils et lumières de l’intelligence collective : « Mieux agir ensemble », via la SARL coopérative la Dynamo et la CAE Oxalis Ouest.
Au total, plusieurs centaines de personnes ont bénéficié avec profit de nos transmissions.

Nous avons accompli des learning expeditions dans des entreprises libérées, des réseaux libertaires, des écoles démocratiques et des organisations paramilitaires.

On a fait du « DLA », en particulier pour une grosse boulange bio en centre Bretagne.

Nous avons vécu et géré maints conflits. Nous avons construit des systèmes et facilité des cercles restauratifs.
Les soutiens sont en place pour engager d’autres démarches régénératives.

Nous avons fait des tas de plans de maisons & d’actions, puis nous les avons réalisés avec la terre et le métal, les ami·e·s, les décimales.

Nous tissons la laine & lin, nous recyclons les fripes, reprisons nos culottes.
Nous guidons des cercles de danses de paix universelle et diverses méditations.

Nous avons écrit beaucoup : sur toutes ces expériences, des articles, des essais, des témoignages… et aussi du théâtre encore, de la fiction et de la poésie.
Autopublié plusieurs livres, diffusés modestement, généreusement.

Nous aurions inachevé le tour d’une pensée complexe et plurielle en une cinquantaine de vidéos postées sur la chaîne youtube Aimer l’ouvrage (avant de virer plus radicalement « no gafam » et de migrer vers d’autres instances), et à travers les articles du présent blog.

Nous avons fait dans les grandes lignes la paix avec les familles et leurs passés.
Nous avons essayé différents régimes et pris conscience de nos capacités à être en relation avec les plantes, les anges et les animaux.
Nous avons fait du shin-taï-do et du karaté, un peu de jonglage, d’échasses et de glisses urbaines ou hivernales. Encore un peu de ce genre de choses parfois.

Nous accompagnons encore au quotidien plusieurs jeunes personnes dans la vie. Nous avons partagé des relations amoureuses de long terme, et construisons actuellement un compagnonnage multidimensionnel intense et profond, équilibré et nourrisant.

Nous parlons l’anglais, baragouinons l’italien, déchiffrons le russe et apprenons l’arabe.

Il va de soi que le « nous » dont il s’agit n’est pas exactement le même à chaque fois. Leur point commun à tous, si je puis dire qu’il est un point, c’est cette personne nommée Amans par les parents, l’état civil et par suite… la plupart des gens.
Nous n’avons pas de difficulté majeure avec les identités singulières, mais on se rappelle bien que l’individuE ne s’accomplit « personnellement » qu’à travers des relations, au sein d’organisations plus vastes. D’où le choix du Nous.

un commentaire Poster un commentaire
  1. suzanne chatard #

    Merci infiniment pour ce foisonnement

    06 81 14 32 35 s.chatard@orange.fr
    https://acoach.me/ https://acoach.me/

    « Coopérer, en harmonie avec le vivant »

    6 janvier 2023

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