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Cette personne

Cette personne

par Louis guiligui et ses soutiens1

CC-by-NC

Sept personnes dans ma grammaire,
Je Tu Ille On Nous Vous Iels !
Cette personne au cœur du vers,
le fruit qui pousse en nos ciels.

Qui est là ? je ne m’en lasse,
de ces questions hallucinées :
sans cesse ton esprit ressasse
toute la possibilité.

Nous n’avons pas fini d’en voir,
à l’horizon de la syntaxe,
des idéaux et des espoirs,
des collectifs et des hapax.

JE

J’ai la chance d’être,
mais qui ?
… et où déjà oui,
quoi qu’ici ? Quand ?
Qu’y suis-je ?
J’y
joue le jeu,
maintenant,
jubilé – oh oui…
je bouge les jambes,
au premier jour ! où ?
ça souffle entre les joues :
la joie, rouge !
Où jouis-je ?
à quoi joué-je ?
Ça gémit « moi-je »,
à demi-mot parfois – euh·hhh···
mais ça ne sait pas toujours bien pourquoi.
Pourquoi ça, je ? Quand même ?
Sage, c’est mon ami
qui me dit « – Bah ! J’aime… »
Et voilà, go, on voyage : je te suis aussi.
Je ne joue volontiers qu’à ça, ici.

TU

Je te demande « Qui es-tu ? », et toi tu dis pourquoi, pas ?
C’est ton mandat à qui tu sais, tu vois, oui : je le hais…
J’étudie tout et tu dis « Ouh, doucement,
quiétude et longueur de temps…» – Eh ! Roi.

C’est beau ! et tu me tends le cou pour que j’y tranche,
et ta langue s’enroule autour de nous, lèche ma peau du dos,
insincèrement franche, (mal-)honnête, légale, humide, rèche ?
Ça m’est bien égal (je mens) : que veux-tu dire avec le temps soi-disant ?

Le bon moment l’oubli·e haha : tu te fais rire et je m’écris encore,
incapable de quitter ton corps – m/û/r –
sinon – ch/ê/r – dans l’extase :
la base.

La paix toi-même fous-la-toi, ici maint’nant : voilà !
Je ne t’échapperai pas comme ça, si … tu penses, tu crois, tu sens ?
… tout ? Mets oui chériE, en tous sens je tu nous prends –
essence et folie, présence et départ, rare-foule ou solo, source et lit : oui là, là, lis !

Le roussi, par ma barbe, je sais l’éteindre à l’heure,
à la minute où l’aile brisée par la chute, je le vis : zut ! Mais où ?
Je ne suis plus un papillon – je porte au loin des flammes ma chaleur.
Parfois je rame, je rute, je joue / ou oui / je crie, je brûle, j’accuse le coup.

Est-ce que tu as la rage ou l’espoir, alphabet ?
est-ce qu’à l’escalade déjà l’échelle est retombée ?
Je t’embrasse craintif et d’infini respect,
Toi qui roule la merde-en-ciel au soir, â scarabée !

Lutte, tu nous sacres ! au zénith on voudra tuer**.
Pères, dragons, mères sorcières, ou vous titubants diacres,
enfants surtout, petits souliers – jolis, soutenez-nous.

Lumière forgée, matière pesante \ lueur perdre, agir et diffamer,
pourrir trop vert o grâce diviseur triplement double – ou où intervertir ?
Déviance, écart ? Suis-je né·e/Z quelque pArt ?

Être · rien · le peut-on l’ami·E /L ?

IllE

Il est une ŷle avec des ailes :
tu la visites tous les jours,
t’envoles chaque fois sans elle,
et sans toi elle suit son cours.

Troisièm’ personne, toi qui EST*,
je te cherche le cœur ardent !
Et toujours je te reconnais,
tu redeviens l’Ève ou l’Adam.

Il était une foi, ou pas ?
Il est même il sera oui !
Elle était un genr de loi,
qui s’applique à moi aussi.

Vous pouvez vouloir faire sans,
Nous pouvons croire à ci ou ça,
Mais ce qui concerne le sang,
Iel sait bien que ça se joue là.

on

On n’y voit goutte,
oh lumière ! on est tout
ébloui·’ par le monde qui vient…

On n’ pense à rien,
et pourtant on sait bien :
tout, tout est là depuis le tout début ?

On est perduE,
égarés, éperdue·s,
on est au clair pourtant sur le chemin.

On prend la main,
le berger ou son chien,
ou même les moutons, on aime tant –

On redescend
et on remonte aussi,
on est là-haut et tout pareil ici

NoUs***

nous sommes la somme des femmes des âmes des hommes
nous sommes – comme – la flamme
pauvres pommes,
merveilles perverties,
pacha·verde inter·ortie et
rhizome malin champignon-ne ET
outil simiesque organik caillou grotesque é OH
ange nue tombé là roSe mignonne chemise à carreauX
maillon crucial humblement part aussi de l’écosystème univerSEL

Nous avons produit reproduit
puis réduit apeuré pour rien
décoré d’enduit les pores de l’esprit
nous multiples inOUÏs – « fêtons bon train »
indivisiblement reliÉ-e-s À / l’un’e ¦ l’on’g /

nous retirons du trop plein d’matière en trouant l’espace du son – tel-le-s
nous nous plongeons dans la langue comme noyé-e-s d’informations
« parlons moins devenons langage » folles comme des images
Inventons l’être encore dedans dehorS

DIvisions les cercles de l’enfer – maman !
qui ici ne sait pas quoi faire ? / me ment… /
nous sommes la défense qui se nature ces temps-CI
« MAO vivant en paix dans l’Alcôve du sOuffle du Monde »

→ par HÙ passer d’asservir au service, DI õ Ka¦o/CoS·Mi·TIK
° # °
des vies et sévices à ce qui verse – od·YSsée vers Ç··· !?

VouS

Humains mais… qui êtes-vous donc !?
Vous le direz enfin, ou non ?

Vous êtes pluriel, vous êtes singulières,
vous êtes inconnu-e(s) peut-être et pourtant familier-e(s),
sans doute, et tou-te-s nu-e-s (même pour qui n’y voit goutte).

Parfois si loin de loin de moi,
vous et tout bougez si vite !
Il faut regarder à deux fois
de plus près pour saisir pourquoi
tu m’évites, oui : vous m’évitez !
Et je me quitte désolé·e.

Parfois vous êtes aussi
bien trop près soudain.

Sciences, fausse consciences,
poudres aux yeux, morts et croyances,
vous me faites violence : mince !
Et vous pensez « songe, mensonge »,
vous dépensez : vital, normal****,
non mais, vous voulez rire ?
Vous allongez-vous pour mourir … mal ?

En un mot, je ne sais dire,
ce que vos corps humains m’inspirent.
Vos bras, votre œil, votre odeur, vos amours,
vos idées sur jadis et toujours, ah !
Un peu d’espace-temps je vous prie,
et du calme aussi, vous êtes juste(s,) là !
Lentement, en entier, si je vous vois.

N’emploie pas trop ce « vous«  qui nous aliène,
la gangue artificiellement retient la graine.
Souffle sur la sphère comme sur ce qui brille :
et les akènes s’éparpillent.

Qui sème ? vous aussi ?
Qui ne s’aime pas ? vous si ?

iELS

Après avoir douté de tout,
Après avoir arpenté le samsara de part en part,
cherchant la vérité dans la grammaire, l’eau ou la caresse d’un chat,
En même temps que de tisser la nature et l’imaginaire avec les fils de la complexité,
quoiqu’en pensent encore l’ingénieur et sa mathématique,
En même temps que d’être, tout simplement, et d’ouvrir ainsi la porte à l’univers,
Avant de construire ces nouveaux récits incroyables pour l’espèce humaine,
Avant d’éteindre l’incendie avec les assemblées des oiseaux,
Après avoir fait tout apparaître et disparaître encore,
de la capote au fusil, la grille de lecture et les brosses interdentaires,

Après être mortEs et ressuscitéEs,
Après avoir actualisé tous nos décalages, pour vivre un conflit plein de tendresse enfin,
En même temps que de chercher l’amour dans ton visage et dans ta chair, intimes replis,
Avant de saisir chaque instant ce qui joue entre toi, toi, toi et moi, moi et moi et elle et lui,
Avant de partager les mots et l’bateau sans se pincer – rêvé-je ? Et sans tomber à l’eau,

Après avoir ouvert tous nos yeux, sur la violence ordinaire ou la lumière inouïe,
après avoir demandé pour toutes les guerres pardon, pour tous ces Rubicons que nous avons franchis, oh pression ! atrocité facile,
En même temps que nous devenons touTEs queer et pan ! en y regardant mieux,
avant que je n’sais quoi d’émergentil de renouée de vertige expliable Neuf ou d’introcieux,

Après vous,
en même temps que tout
avant que nous ·

Iels écrivent de la poésie, marchent dans la forêt ou vivent consignées devant leurs écrans encore, iels se bousculent, s’aiment, téléscopent et se parlent de tout et rien, iels conduisent leurs autos et rongent leurs freins, iels font ronfler leurs transmoteurs industrieux en mutation et iels en font un sacré boucan profane, emmenant le vacarme jusque dans leurs silences – et pourtant elle tourne, Allah, leur tête ! Elles ont le cœur et l’eau HIM ouuuuh yeah / allez NAMAste ¦ hasta SEMpre amicalement, bisous fous vous et nous / et iels s’éveillent, et se rendorment, s’éveillent et se rendorment encore et encore, et iels observent et cherchent à comprendre ah ça oui saisir saisir c’est sûr iels regardent sans cesse, pensant souvent que ça ne finira jamais–

Jamais ! S’iels s’avaient.

Notes directionnelles

* Le soleil se lève à l’Est parce que c’est par là que la terre plonge.
Gratitude ¦ Yod | pousse parfois jusqu’en dessous de la ? ligne d’écriture /

** Ô rude sud, force stellaire : tu dures à l’abri de l’heure et à l’ombre des murs, midi-vers-elle pleinement nommé, « big shock » comme disait mon frère d’orient.
Ce poème-là est écrit avec le soutien sonore et sans consentement explicite de Brigitte (…), et avec l’aide de Wikipedia je cite : « (…) il existe une « forte possibilité » pour que le nom « satan » (…) étymologie serait (…) « celui qui habite dans les cieux »2 » / mDr / oh triste bouc, titanesque désespoir, si éGotiquement → toujours mentALement couronnéE !?

*** Où est l’ouest, cet-te os·se… tue ? L’osti/e se cache en Soi-nounE, sombre sinon ténébreusement veuve, couchant·e, silencieuse-x, abandonné ou trahiE même. Les rayons tournés vers l’intérieur du crâne, comme disaient ChristianNE.
Merci pour ton soutien – indéfectible – o Babouillec « autiste sans paroles« , qui en présence soufflante d’S., de Vé et de moi écrivî-me-s les passages entre guillemets lettre par lettre, un certain lundi de novembre.

**** La malade norme du mâle du Nord, je la mords ! j’honore les morts, je renomme le Mal, je ne marmonne pas l’âme comme à Rome, je la ramone, là.
Même si tu es souvent d’occident, ô Septentrion ! Tout se renverse un jour parfois / sinon l’aleph et l’omega voire ptêtr sARAH et son ascendanSe / y compris les pôles et qui est au plus près de la forêt, l’ourse ou l’étoile ?

–––

… les repères cardinaux, on les appelle aussi par ici

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