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Articles de la catégorie ‘Uncategorized’

Urgence de l’essentiel

Face à l’angoisse terrible que peut susciter un monde humain qui s’effondre et ré-émerge, qui s’ankylose psychotique ou se métamorphose holistique, que faire ?

Respirer. Prendre le temps de contempler l’intérieur et l’extérieur. Ne pas agir dans la colère ou dans la peur : « lève-t-on les voiles dans la tempête ? » comme le demande le proverbe arabe. L’essentiel, c’est de tenir à flot. Laissons couler ce qui coule, hurler ce qui hurle, trembler ce qui tremble… raison gardons et confiance cultivons, à chaque souffle.

Confronter nos sources. Il n’y a pas une Vérité, mais tou-te-s nous avons accès à un fragment du miroir brisé jadis… toutes nos langues ensemble, inouï babil, savent démêler le vrai du faux à chaque carrefour partagé, discerner le bon chemin, la juste action, l’équilibre de l’instant. Bienvenue à la contradiction, patiente, éclairée et consciente de la recherche commune.

Nous parler de vives voix. Tous nos médias nous leurrent, peu ou prou. Les liens humains en présence (même virtuelle et même asynchrone, à condition de savoir ajuster empathie et télépathie) actualisent au fur et à mesure nos mouvements intérieurs. Restons relié-e-s au présent, du cœur, de l’esprit, du regard tendre. Tenons-nous les mains, dans la saison des tempêtes.

À tout de suite ! Amour et courage.

Crise sanitaire… ou économico-politique ? Quelques liens / #Covid19 et autres Terreurs

Un vrai travail de recension critique et d’info aujourd’hui peut prendre l’intégralité du temps libre d’un adulte sans enfants ni projets… ce n’est pas notre intention ici, mais juste de pointer quelques liens qui posent questions et semblent dignes d’intérêt.

  • Les jours heureux reviennent ? Résistance les ami-e-s, même si ça n’est pas pareil aujourd’hui qu’hier, attention ! cnnr.fr/
  • Tiens à propos de crise, quelques minutes pour prendre un peu de recul – je ne suis pas d’accord avec tout ce que dit Aurélien Barrau, mais globalement je suis quand même sur les mêmes lignes (…) https://www.youtube.com/watch?v=ZYiB00DOseM
  • Sur les lois liberticides (…reconnaissance faciale automatique par drone !?! …interdiction de filmer la police !?)… qui passent tranquillement tandis qu’on débat pour savoir si c’est acceptable ou non de faire porter le masque aux enfants à l’école primaire (-> ça ne l’est évidemment pas ! qui peut encore décemment croire le contraire ?) : on peut faire confiance je pense à https://www.bastamag.net/
  • Alexandra Caude-Henrion est peut-être encore anti-PMA et un brin intégriste dans son christianisme, peut-être aussi qu’elle cherche à vendre ses prestas de conseil en santé publique à la marge, n’empêche qu’elle parle clairement et qu’elle a pas oublié d’être une scientifique : https://www.youtube.com/watch?v=lvO5LN3Wx44
  • Pour le plaisir un petit antépénultième** : on peut lui reprocher bien des choses – peut-être… mais je trouve inspirante et drôle la façon dont Raoult répond aux journalistes : https://www.youtube.com/watch?v=prXqf0KVYIM

* En fait partie le dr foucher, qui bosse en réa là-bas dans le sud je crois ? Pour parler, il parle, vite, et ayé il fait de la politique comme tout le monde, mais j’aime bien son humour, sa sincérité et son regard. Je retrouve plus le lien de l’interview

** Ça veut dire « avant-avant-dernier ». Pour finir, n’oublions pas de chanter en respirant… Pink floyd par exemple ou les créations collectives inter-âge de la région : https://www.youtube.com/watch?v=CfwiCs5agrQ&feature=share…

Transition… still alive ! / Critikreso#3

Extrait toujours de SociocultureS (cf l’onglet), ce texte me semble toujours valable… ou bien non ? quelqu’un-e du réseau aurait envie de compléter ? J’avais posté sur la liste « Objectif résilience » et j’avais eu… zéro retour héhéhé.

Transition network, Territoires en transitionS (TT) : sous ces termes simples, il y a l’un des plus joliment ouvert des réseaux. Peut-être qu’il (me) semble particulièrement accessible parce que c’est aussi le plus proche de ‘nous’, symboliquement et géographiquement : il est né d’abord parmi des étudiant-e-s chercheur-e-s en permaculture voulant appliquer leurs méthodes de design à des petites villes, quelque part entre Kinsale, Totnes ou Bristol… c’est-à-dire, juste de l’autre côté de la Manche, ici. L’un des fondateurs témoigne cependant, en préface du premier livre de référence (voir « Hopkins, Bob » en annexe0), de ce que l’indienne Auroville fondée par Mère et Sri Aurobindo ont inspiré à ses cours et à l’ensemble du mouvement – entre autres bien sûr, car TT puise volontiers partout (et pour commencer dans les approches cœurs et âmes de l’australien Rêve du dragon et de la terrienne Écologie profonde, par exemples).

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Co-écouter !? / critikreso#3

« Sans la co-écoute émotionnelle, je ne sais pas si je serais encore de ce monde. »
Des parts de moi pourraient dire ça peut-être, et beaucoup d’autres gens qui ont trouvé dans ce réseau-là un refuge, un soutien, des outils raccord avec une théorie cohérente qu’iels n’avaient pas rencontré-e-s ailleurs.

(picasso)

Qu’est-ce que la co-écoute ? En paraphrasant une ancienne qui a choisi de quitter le réseau tout en continuant à pratiquer (je crois) je pourrais dire aussi : « Une pratique d’écoute réciproque qui porte une attention particulière à l’expression émotionnelle, née dans les années cinquante au Etats-Unis. Ça se pratique entre pairs, à deux ou en groupe et l’hypothèse de base sur laquelle s’appuie la pratique est que ce qui entrave le libre exercice de notre intelligence et de nos capacités d’action – répétition des mêmes erreurs, comportements destructifs, conflits insolubles…– prend racine dans la persistance de nos détresses émotionnelles, dont il est possible de se défaire. »

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Sociopathies

Je suis content : je viens de trouver le nom d’une de mes professions (… de foi -> nouveau nom, vieux sacerdoce…) ! Ça n’a jamais été évident pour moi ce job de formalisation (cf. mes tentatives curriculminantes sur « relié-dedans« ), ce pourquoi je suis content quand j’y arrive.
Avec le cabinet de conseil Sociocultures 3.0 (activement soutenu par une certaine praticienne en Communication consciente), je suis sociopathe, ha ! Je ne suis pas fou, mais je soigne les collectifs – et ça, c’est folie grande un peu (quoi que sagesse aussi parfois).

C’est quoi en fait une sociopathie ? Qui peut croire encore que ce serait une affection personnelle, à part des socio-pervers-e-s numérico-narcissique-s ? Qui n’a pas encore saisi la pourtant si évidente profondeur de la phrase de Jiddu Krishnamurti : « Ce n’est pas un signe de bonne santé mentale d’être bien adapté à une société malade » ?

Tout se renverse, ça semble évident aujourd’hui.
Un-e naturopathe soigne la nature humaine en s’appuyant sur la nature tout court… mais bien sûr, comme dans toutes les professions, iel commence par se soigner iel-même, car nous sommes tou-te-s malade de nos liens humains et naturels.
Un-e sociopathe, de base c’est quelqu’un-e de pas très fréquentable (étant ça va de soi atteint « sociopathie« , pas comme « nous les bonnes gens »), mais à présent iel peut avoir pignon sur rue et surtout – comme moi – prendre conscience de là d’où vienne ses difficultés et contribuer à les soigner non seulement en « Soi » (ce concept invraisemblable et pourtant bien réel, évidé à mes yeux dans ce tableau de Raoul Duffy), mais aussi dans les collectifs et les sociétés qui font appel à ellui.

La sociopathie n’existe pas en tant qu’affection individuelle, en fait, mais bien plutôt en tant que mal d’une époque, d’une civilisation. Et nous sommes en train d’en guérir !

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Scrupules et sacerdoces

Dans la langue française, le son U marque souvent pour moi quelque chose d’un pur accueil ou d’une chute, mu-e dans une profonde rune, nu-e comme l’âme, cru-e comme la lune ou dur-e comme une lame.

Tandis que le futur humain déjà susurre rupture, le cumul de pestilents pistils – pardon, je voulais dire des pustules ! et des trucs cucul ou des purulences sans humus me mure rudement dans le silence. Mais l’écriture ou le murmure des forêts, ça dure et ça mûrit. Bref*. Je voulais parler pour commencer des scrupules, qu’avec un camarade nous avons pointés comme de terribles plaies en même temps qu’un possiblement chouette instrument du doute, si on ne le confond pas avec soi : si on les prend comme les indicateurs d’une nouvelle voie.

Les scrupules scrutent et pulullent. Ils sourcillent mais ne mouftent guère, ils grimacent mais ne lèvent pas le petit doigt. Ils sont les signaux faibles de la dissonance cognitive. Comme une vague culpabilité, un soupçon de doute désaffecté, un caillou dans le soulier, ils ennuient, gênent – mais n’empêche pas de marcher. On a tellement l’habitude de s’ennuyer en plus ! Pas vrai ?

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Péremption (inter-)nationale

S’il y a bien une échelle territoriale qui commence à sentir le rance (et je ne dis pas ça parce que j’habite le pays du même nom), c’est bien la Nation.
Tandis que mêmes des allié-e-s s’évertuent encore à organiser des rencontres ou des conseils « nationaux » (et certes ça peut être une stratégie de com’ toujours valable, einh), à l’évidence le système politique mondial envisage d’autres horizons. Et nous aussi !

Alors, quelle échelle politique à présent pertinente ?

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C’est quoi le problème ?

Un problème, ce n’est pas juste une difficulté, ce n’est pas un souci, ce n’est pas un ennui ni un emmerdement… C’est un vaste mélange qui peut intégrer tout cela, mais qui est surtout possiblement un sujet pour la pensée, une épreuve pour l’intelligence et donc… une chance pour l’esprit, à condition de savoir bien la prendre.

Qu’est-ce qui fait problème au fond ?
J’ai besoin de comprendre, je cherche à prendre du recul, à analyser les enjeux, tenants et aboutissants. Je parle, je mets en mots, je pleure ou je tremble au besoin en passant* puis je reprends l’analyse. Pas toi ?
Depuis que je suis sur terre, c’est toujours comme ça que j’ai résolu « mes » problèmes : je trouve ça plus satisfaisant que de laisser tomber. Ignorer ce qui « ne va pas », comme on cache la poussière sous le tapis, c’est souvent bien autre chose qu’un authentique « lâcher-prise » : ça ressemble plutôt en général à « s’en foutre » (par paresse mentale)… ou pire : « y succomber » (par désespoir et faute de trouver la sortie).
Je partage avec vous – sur ce blog, entre autres – les visions et compréhensions que je peux saisir des êtres, des choses et de leurs interactions… et je tiens compte pour ce faire de tous les points de vue que je perçois. Pouvons-nous enrichir ça ensemble ? Vous sentez-vous, te sens-tu concerné-e-s par ce sujet ?

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Solidaires et autonomes : le problème du bal masqué

Masque ou pas masque ? Basta* !

Les vraies questions aujourd’hui sont bien au-delà. Je vous propose par exemple ces deux-ci : « De qui, de quoi sommes-nous solidaires ? » & « Où et comment sommes-nous autonomes ? »
C’est-à-dire pour la première : quels risques sommes-nous prêt-e-s à partager, avec qui ?
… et pour la seconde : quelles lois plus justes voulons-nous respecter, au sein de quelles communautés conscientes d’être ?

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Totale mascarade

Cet article a été repris (un peu réduit et amélioré) ici sur le site de murmure des forêts sous le titre « Peur, panique et confiance, systémique ».

De tout ce qui nous traverse ou nous habite, la peur est sans doute l’émotion la plus insaisissable*, celle qui agit le plus facilement inconsciemment – s’appuyant sur des systèmes cervicaux très archaïques, reptiliens et limbiques. Seule une veille profonde de la conscience nous permet d’agir sans être manipulé-e-s par nos peurs inconscientes. Ce n’est qu’en les mettant en lumière que nous pouvons orienter nos actes avec lucidité sur ce qui constitue le bien commun (qui est aussi celui de chacun-e).

Ainsi j’écris ces lignes aussi attentivement que possible aux peurs que suscite en moi les actualités liées à « la Covid » mais surtout à ses conséquences sociétales. Certaines semblent assez terribles ! Menaces totalitaires, transhumanisme vaccinal, paniques collectives dans un contexte global d’effondrement systémique… En as-tu peur, toi aussi ? Si tu hausses les épaules, ou si tu réponds « non » ou « bof », es-tu bien sûr-e d’avoir profondément regardé en toi ? Lire la Suite