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Articles de la catégorie ‘Uncategorized’

Totale mascarade

De tout ce qui nous traverse ou nous habite, la peur est sans doute l’émotion la plus insaisissable*, celle qui agit le plus facilement inconsciemment – s’appuyant sur des systèmes cervicaux très archaïques, reptiliens et limbiques. Seule une veille profonde de la conscience nous permet d’agir sans être manipulé-e-s par nos peurs inconscientes. Ce n’est qu’en les mettant en lumière que nous pouvons orienter nos actes avec lucidité sur ce qui constitue le bien commun (qui est aussi celui de chacun-e).

Ainsi j’écris ces lignes aussi attentivement que possible aux peurs que suscite en moi les actualités liées à « la Covid » mais surtout à ses conséquences sociétales. Certaines semblent assez terribles ! Menaces totalitaires, transhumanisme vaccinal, paniques collectives dans un contexte global d’effondrement systémique… En as-tu peur, toi aussi ? Si tu hausses les épaules, ou si tu réponds « non » ou « bof », es-tu bien sûr-e d’avoir profondément regardé en toi ?

 

Certes, il me faut aussi être attentif aux peurs que je risque de provoquer chez les autres ! Mettre à jour des peurs qui sont déjà là, ce n’est certes pas les provoquer… mais est-ce risquer de les alimenter, ou au contraire contribuer à les traiter de façon plus saine ? La réponse n’est pas tranchée d’avance, et dépend sans doute de la façon dont on s’y prend… Comment nous préparer aux crises imminentes sans semer la panique ? Comment partager les informations justes en prenant soin des réactions que cela peut déclencher ?

Et aussi, si je regarde bien attentivement en moi, là encore, quelles sont mes intentions avec tout ça ? Quelles sont nos intentions fondamentales avec la peur et les infos qui la réveillent, comme avec tout ce qui nous traverse ? Nourrir l’ego ? Susciter l’intérêt des autres pour nos petites personnes ? Les faire adhérer à telle ou telle stratégie que nous proposons dans l’urgence (et / ou au nom de l’essentiel), à nos projets, nos partis, nos politiques personnelles de prophylaxie ?

L’intention fondamentale que je porte avec la peur, c’est de la mettre en lumière : une peur consciente n’est pas non plus sans effet bien sûr, mais mon intelligence peut agir de concert avec elle pour contribuer à la Vie, pour semer la Paix et pour partager l’Amour. Alors que lorsqu’elle influence mes actes tapie dans « le crépuscule de la raison », zone subconsciente ou insuffisamment intégrée de ma psyché… ça coince, quelque part : et ainsi ça nuit, toujours. Toujours de jour comme de nuit, merveille : l’être est si vaste ! (Autre traduction possible d’Allahu akbar avec « Dieu est amour », soit dit en passant…)

 

Une fois l’examen de conscience accompli à l’intérieur, et en me tournant ainsi plus lucide vers l’extérieur pour regarder de plus près les nombreuses informations qui circulent**, paroles et actes, images et idées, en les recoupant avec soin et en laissant reposer autant que nécessaire, je vois bien que la situation actuelle est toujours vraiment inédite. C’est le cas depuis toutes ces années que nous œuvrons à la « Transition », aux « changements de paradigme », à l’émergence du « Nouveau » ou à la « 3ème révolution » (selon les champs lexicaux employés) : nous sommes toujours sur le même fil d’incertitude concernant les formes politiques, spirituelles et (extra-)quotidiennes de leur(s) réalisation(s) en cours et à venir.

Ainsi nos réponses à l’actualité peuvent être nouvelles, elles aussi. L’histoire n’est pas linéaire, comme le rappelle sans relâche Vandana Shiva (parmi d’autres). Selon la façon dont nous la traversons, nous contribuons individuellement très puissamment au vaste egregor qui la dessine. Gardons fermement espoir, une lampe allumée au front pour éclairer la nuit ! Attention aussi à ne pas mutuellement nous éblouir ! Partageons plutôt des regards tendres (en même temps que critiques), à chaque instant : nous avons tou-te-s grand besoin de soutien – c’est-à-dire pour commencer tout simplement, d’accueil.

Accueillir et être accueilli-e-s. Écouter simplement les peurs, les rages et les désespoirs s’exprimer, sentir simplement la présence qui revient, héberger simplement les hôtes de passage – hé, bergers et bergères ! Abreuver le vivant, semer, prier, danser et chanter peut-être… et nous en remercier toujours, et apprendre ce qu’est le pardon encore.

 

Ainsi nous pourrons tomber les masques, peut-être… Je n’ai pas peur de la contagion, ni de la mort par étouffement. J’étouffe déjà, depuis l’enfance. J’ai lu la Peste il y a quelques mois, c’était bien autre chose qu’une grippe ! Du dire même de tant de médecin-e-s ayant les pieds bien plus scientifiquement sur terre que celleux qui dramatisent avec les médias et la foule, concernant ce-tte Covid 19, je peux être prudent sans devenir fou. Je peux respecter mon prochain sans me soumettre (et faire obéir) à des mesures ou des lois essentiellement morbides et nuisibles.

Je simplifie volontairement pour aller à l’essentiel – bien sûr qu’il y a des cas où ce n’est pas vrai. Cependant dans la plupart des situations actuelles, les masques sont quasi-inutiles et nocifs pour la santé. Les tests de dépistage sont incertains et provoquent en général pire que mieux. Les vaccins sont des fléaux souvent plus terribles, à terme, que le mal qu’ils prétendent traiter.

Pourquoi faire semblant, si c’est seulement par peur encore ? Pourquoi valider les croyances des autres lorsqu’elles me semblent franchement dangereuses ? Pourquoi tenir un rôle dans une pièce dont je n’apprécie pas les metteurs en scène et dont l’auteur… se cache, s’il existe seulement ? Désormais je garderai mon visage nu chaque fois que je pourrai le faire sans engendrer des inconforts trop violents pour moi ou pour les personnes présentes, manifestement. Je ne souffrirai plus de me faire à moi-même violence en-deçà de ce seuil – certes assez bas, étant donné ma sensibilité extrême à la violence : ça n’empêchera donc sans doute pas que je continue à jouer le jeu des barrières pour servir tel ou tel intérêt qui me semble juste. Il n’y a pas toujours le temps d’ouvrir tranquillement l’espace de la parole commune…

Une pareille stratégie de dissimulation n’est d’ailleurs qu’à moitié nouvelle pour un acteur-pèlerin, comme pour un-e Camille : ça fait aussi partie d’une possible hygiène inclusive. Prendre soin du lien social, là où il en est rendu autour de nous. Nous tenir juste finement à la limite, ruser au besoin – ou fuir, en dernier recours. Quant à me laver les mains souvent, c’est ce que je fais depuis tout petit et ça me va bien. Ça fait bien des années aussi que je suis attentif à la façon dont je salue les gens, surtout si je ne les connais pas bien. L’essentiel est de servir selon notre éthique évolutive, et non selon les vieilles morales des systèmes à l’agonie, le bien, la beauté, la vérité, la liberté ou la justice, quel que soit le nom qu’on lui donne et par tous les moyens possibles – du moment qu’ils semblent au moins aussi justes et bons, héhé : car seul le chemin existe (et « ce que nous appelons le but, c’est notre hésitation », pour retourner la citation de Franz Kafka).

Les peurs inconscientes ont tendance à nous tirer vers le bas de la spirale dynamique. Ainsi, Coronavirus écrase nos agencements sociaux dans des décrets et protocoles « bleus » absurdes, et nous « contraint »… à prendre joyeusement soin des vagues rouges ou violettes inaccomplies à l’échelle individuelle, par exemple ! Mais aussi, à consolider nos ensemblages rationnels : communes imaginées, territoires résilients, réseaux de confiance, lieux de lutte ou de répit.

Ainsi comme toute crise, c’est aussi l’opportunité de poursuivre le développement général. Quand on la tire vers le bas, la spirale agit comme un ressort qui nous propulse de nouveau vers le paradigme vert, tremplin pour les consciences de troisième palier***. La directive première poursuit son ouvrage : la conscience ne sait rien faire d’autre que de progresser.

« Ouais… mais quand même einh, ouvrons l’œil ! – … Oui ami-e ! Le bon. »

 

* Avec son contraposé l’extir, cf Sociocultures (section 2.4 je crois)

** Concernant la « crise sanitaire », on trouvera quelques sources en marge des journaux de confinement publiés précédemment sur ce blog… mais ses extensions dans tous les domaines sont si vastes qu’à présent je ne sais plus donner en quelques liens l’essentiel des ressources. Je fais surtout confiance à présent aux infos qui me parviennent en direct, sans l’intercession des machines : de vive voix par un-e ami-e, dans l’inspiration matinale de Vipassana ou en marchant dans les bois.
Allez quand même, un qui vaut le détour : le neveu de Kennedy avant-hier qui revient à Berlin dire à son tour « Ich bin ein berliner » en dénonçant Bill Gates et les gouvernements du monde. 60 years later, ça vaut son pesant de strudel ! Après #MeToo, #IchAuch nouvelle tendance libertaire ? Nous vivons une époque formidable en tout cas.

*** Ken Wilber dit « de second palier », mais il me semble qu’un premier palier se franchit déjà avec le paradigme rouge, et il me semble plus humble de regarder l’histoire de cette façon-là. Plus en cohérence aussi avec d’autres approches issues d’autres champs. Est-ce que ces réflexions peuvent contribuer à voir comment se guérit la boumérite ? Pour qui n’est pas familier avec toutes ses notions, outre les éléments qu’on trouve dans Sociocultures et ailleurs ce blog, cf. la théorie integrale.

Bulloterie(s)

Aux rencontres des Communes imaginées à la Guette l’été dernier, un outil sympa a été partagé pour contribuer à préparer la Suite du monde : les bulloteries. C’est très facile d’accès, possiblement utile et joyeusement autogéré (ou plutôt cogéré après facilitation qui pose le cadre : trouver le bon mur ou le juste événement…)

Le principe est simple : plutôt que de faire grimper nos compétences aux arbres, on les partage dans des cases rondes comme l’Afrique, avec différents codes possibles (couleurs et formes, plaisir et disponibilité, expertise, bénévolat ou bienviolence…) et différents agencements pratiques pour s’y retrouver (listing papier ou sur ordi, cartes de visites, hyperliens…) Je mets la photo en dessous : avec ces éléments-là je pense que tu peux y arriver et l’ajuster à tes besoins, mais si tu as des questions sur l’outil c’est bienvenu en commentaire.

Ainsi sur le mur de notre collectif, on peut en deux temps trois mouvements appeler quelqu’un-e qui s’y connaît bien en plomberie pour pouvoir rebrancher rapidement ce p… de robinet d’eau, ou après la fin de la rencontre on peut recontacter les personnes qui sont intéressées par la botanique pour leur proposer une balade en nature. Ouaais ! Haut les cœurs et les jambes (^;

bulloterie

Justice restaurative #1 / Critikréso #2

Pour qui l’a éprouvée, la justice restaurative peut apparaître comme l’innovation majeure qui viendra recycler tous nos anciens systèmes de régulation policiers et judiciaires. Une telle vision peut sembler utopique… et elle l’est ! Mais les utopies offrent des horizons. L’île de Thomas More1 n’est pas perdue au fond d’un océan, elle émerge en archipel sur nos terres fermes quand les consciences y sont prêtes : et qui sait à quel rythme peuvent changer les consciences ?

Dominic Barter, à l’initiative de cette approche, est lui aussi convivialiste et il est facile d’enrichir, en cherchant sur internet, les éléments sommaires que j’en présente ici2. Les principes de base des systèmes restauratifs sont lisibles en résumé dans ce petit tableau page (un peu binaire sans doute et cavalier vis-à-vis des efforts entrepris par les diverses personnes qui contribuent à notre vieux système judiciaire, mais qui donne tout de même bien les directions).

Système Punitif

Système Restauratif

Origine Acte commis par un individu.
Agresseur / victime.
Acte réalisé par une personne qui fait partie d’une communauté.
Auteur / récepteur.
Stratégie Inculpation, accusation et système de défense (voire déni). Expression mutuelle et prises de responsabilités.
Levier Peur. Volonté de contribuer.
Mise en œuvre Sanction, application de la peine.

Exclusion (au mieux réparation ayant un lien indirect avec l’origine).

Projet d’action.

Remise en lien.

Résultat Cercle vicieux : récidive,
prise de conscience limitée,
méfiance et escalade de violence.
Cercle vertueux : évolution,
prise de conscience aboutie et partagée,
confiance et diminution des tensions.

L’approche restaurative nourrit les besoins de sécurité et de justice auxquels aspire aussi la justice punitive, mais leur associe les besoins de compréhension, de paix et de sens plus vaste, en cohérence avec un système socioculturel lui-même juste et bienveillant. Lire la Suite

Tensions des collectifs

J’ai composé le document-là pour une réunion du collectif de l’Aronde, pour nous aider à y voir clair. Il me semble qu’il peut être utile, même si toutes les catégories sont toujours discutables… en particulier, pour nous aider à ne pas vouloir traiter tout en même temps / collectivement / maintenant tout de suite / sans les processus adéquats / etc.

les tensions du collectif

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Soutenables lourdeurs de nos êtres

Dans la nomenclature de Nama-S (cf la p.2 surtout du doc-là sur les états de l’être et pp. 36-47 du traité qui l’explicitent), une impression est bien distincte d’un ressenti ou d’un sentiment en cela que la dimension émotionnelle n’y apparaît pas… consciemment.
Mais à l’évidence, dans tous les états de l’être la dimension émotionnelle joue. Le cœur est toujours là, même si on ne le sent pas (battre ou bondir, se serrer, s’ouvrir…)

Une impression ainsi est faite d’abord d’éléments physiques et mentaux. Typiquement, la lourdeur et la légèreté – le sujet de cet article – ce sont en général des impressions.
Alors voyons : si je te trouves lourd-e, en fait… pourquoi, d’où vient ? Où est-ce que ça se passe dans mon corps, comment ça s’opère dans ma tête ? Tu aimerais plus de légèreté parfois dans telle relation, et moi aussi… alors, que cherchons-nous là, en fait ?
Et surtout comment se fait-il que les besoins de conscience, de précision et d’efficacité que certain-e-s ont tendance à prioriser parfois au dépens de la qualité des connexions – et maladroitement peut-être, sinon brutalement même – comment se fait-il que tout cela… pèse si lourd !?

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Faisant chemin : 1

Mon second pieux voyage est tout juste accompli,
et bouclé son premier poème :
tandis qu’en entier je le publie dans la page « jeu / poésie »,

j’en partage ici dans l’article une crème.

***

 

Entre l’orage et l’orange,
il n’y a pas de haine.
L’un te déménage,
l’autre tu la manges (…)

 

***

Tout est chemin et le manque qui me tord les reins bénit mes pieds.
Mais c’est de l’or en ligne de mire : est-il encore temps de dormir ?

Est-ce bonheur de se réveiller ?

 

***

Y*
si je t’embrasse sur les yeux,
ma sœur,
mon cœur
s’ouvre comme eux.

* O porte aussi,
qui se franchit d’un bon pas.

***

Trois cerises parfois suffisent
pour la faim ou le pardon.

***

Quand j’appelle la vérité,
mon chapiau s’envole.
Je le ramasse dans le pré :
les vaches rigolent.

***


J’ai porté l’achillée rabougrie, la ronce et le millepertuis en train de sécher
jusque sur ces terres sacrées
par la lutte de tant d’ami-e-s.

Kyrie eleison, notre dame des Landes !

***

D’où tu pars, où tu vas ? Partout c’est chez nous :
de chez moi à là, eh gars ! ya qu’un pas.

(Les filles aussi s’égarent et sont égaux, non ?)

Tous les sentiers tournent en rond.
La seule lumière, c’est les lampions
qu’on promène à un mètre et quelques d’la Terre.

***

 

Le poème en entier est là donc
https://lesuperflux.fr/jeu-poesie/faisant-chemin/

Un collectif qui a lieu

J’ai déjà parlé sur ce blog de ce lieu collectif, « éco » ou « tiers », que j’ai contribué à initier depuis 2013 et qui poursuit son bonhumain de ch’min en 2020…
Le site internet de l’Aronde est cassé ces jours-ci, alors je ne peux plus renvoyer dessus pour en donner un première idée. De toutes façons il n’était vraiment plus très à jour… nous ne sommes pas des fondu-e-s d’internet et des nouvelles technologies, pour l’heure dans ce collectif (ce pourquoi la page facebook n’est pas très alimentée, elle non plus). Ainsi, le réparerons-nous ? d’ici l’effondrement du net, je veux dire… inch’allah !

Alors en attendant, et aussi parce que ça concerne directement les sujets que je traite par ailleurs dans ce blog, je (re-)publie ici tous les documents qu’on trouvait sous l’onglet « Collectif » du dit-site : contributions à une anthropologie pratique des lieux collectifs, recherche-action à laquelle vous êtes tou-te-s bienvenu-e-s pour contribuer en adhérant à l’association (et alors le rôle com’ réseaux vous inscrit direct à la lettre d’infos), voire en passant sur place pendant les chantiers d’été ou les diverses convergences (bals, soirées contes, plans jeux, rencontres d’habitat partagé, etc).

Ce texte présente l’histoire ancienne de l’Aronde et les premiers éléments d’organisation collective : architecture relationnelle jusqu’en 2018 !

Ensuite, avec le nouveau collectif rassemblé fermement là, nous avons écrit une « charte » : charte de l’Aronde avril 2019, avec la conscience que c’était des intentions, et qu’on en était pas encore à la respecter vraiment, mais bon c’est déjà ça.

Pour compléter, on a aussi écrit un texte qui dit en quoi l’Aronde est un bien commun : aronde bien commun…

Et tout récemment, j’ai raconté les derniers épisodes, en demandant à tout le monde de m’aider à faire les corrections : Aronde journal du collectif hiver 19-20.

Voilà, on en est là, et même un peu après… ça continue ! et quand yaura vraiment du nouveau, je le publierai peut-être à nouveau par ici.

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« Sociocultures » : parution !

Ayé, c’est un livre pour de vrai maintenant.
Avec du papier, un code-barre, tout tout. Bientôt le dépôt légal.
Merci à tou-te-s celles et ceux qui ont soutenu cette aventure jusqu’à la première impression !
Merci aussi à qui soutiendra les prochains épisodes (diffusion & réimpression rapide ? amélioration graphique et éditoriale ? traduction dans 26 langues ? je suis ouvert à tout :^)

il est sorti weeyyyy

Le contenu est (presque*) exactement le même que celui disponible ici toujours en CC-by-sa einh, mais c’est quand même tellement plus confortable de lire sans consommer d’énergie fossile ou nucléaire (et que celleux qui sont chez Enercoop’ ou autre 100% renouvelable pensent à l’énergie grise des réseaux de cables et de leur-s computeur-ordinant :^)
(ok l’impression a consommé de l’énergie aussi… mais plutôt moins : en tout cas, c’était local et sympa ! merci )

Je peux l’envoyer ou le déposer sur ma route… J’ai mis ici en ligne un système de paiement pour le don correspondant – tu peux m’envoyer un message par ailleurs aussi ou bien juste cliquer et remplir le formulaire**.
C’est en participation libre et consciente, bien qu’il y ait des coûts fixes et un prix indicatif au titre du Prix Unique du Livre (et si tu es vraiment fauché-e, n’hésite pas à en parler dans les collectif où tu croises ! :^)

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Journal d’un confinement (extraits) : suite et fin.

Je publie de nouveau ici ce qu’ont écrit les ami-e-s (les 11 premiers jours sont là). Il semble bien qu’iels en aient fini, sous cette forme-ci en tout cas !

***

Jour 12

On a rien écrit mais par contre on a reformulé / corrigé Jours 1 à 11 pour publication sur le blog de Nama-S…
Enfin on a fait ça au jour 13 mais bon là ça change rien de pas le dire ou de le dire comme ça.

Jour 13

C’est parti encore pour des semaines.
Forteen days : comme le morceau de Dave Bruebeck, la passion du Christ et la sortie d’Egypte. C’est ton père qui nous le signale, lui qui n’a pas oublié sa culture chrétienne – lui qui ne l’a pas même trahie peut-être. 40 jours !

On parle cinéma parce qu’on cherche un film qui serait bien à regarder à 7 (voire 8 avec Y. maintenant qu’on a remis ça à plus tard) dans le polycule, euh pardon la famille recomposée…

Tarantino : ça marchera pas (on part plutôt sur un truc genre « migrateurs »)… que cette société tolère ça, ne se pose pas des questions sur des films comme ça, c’est ça le problème. On s’étonne qu’après il y ait des pervers, des violeurs et des psychotiques. Si le cinéma était cathartique, comme il l’est parfois ça irait. Mais quand il est dramatique et qu’il célèbre ou naturalise l’horreur, il est juste mauvais. Le septième art bourgeois a continué à faire ce que la poésie ou l’architecture des élites de merde (pardon pour la « décharge facile »…) faisait déjà depuis longtemps : asseoir ses systèmes de domination, cultiver les détresses. Les couleurs de Gray, c’est des nuances de gris. Triste camaïeu.

Si tu as le choix entre vendre ton corps et faire du cinéma ou ne pas vendre ton corps et ne pas en faire, tu choisis quoi ? Triste choix.

Bah yen a qui faisaient pas de sport avant et maintenant ils en font tous les jours. Deuxième effet kisscool du confinement.

Tiens tiens, oui. Le placement de marque, c’est exprès ? Bon, passons.

Ya un de ces vents froids aujourd’hui ! On a fait la balade du tour du bourg du coup, pour pas trop se les peler. Et on a fait l’amour dans les genêts, c’était trop bien. Merci Renaud.

Yavait pas un chat, on pourrait mettre ça dans les « conseils pour bien vivre son confinement en couple » : allez faire l’amour dans la nature, ya personne dans les environs pour te faire chier, et sinon tu fais semblant de tousser.

Et si jamais les flics t’arrêtent, tu dis « ben quoi, on faisait notre activité sportive ! »

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Écologie profonde (#0) et Travail qui relie

L’écologie profonde, c’est peut-être ce qui a lieu entre nous lorsque nous nous arrêtons en silence pour écouter le murmure des forêts… et que nous entendons alors « la terre qui pleure » comme dit Thich Nhat Han.
C’est peut-être aussi ce que fait la Terre elle-même avec nous, lorsque nous lui donnons tout notre amour, perché-e-s au sommet d’un arbre ou concentré-e-s derrière un ordinateur.

Le Travail qui relie est un ensemble non-circonscrit de pratiques collectives d’écologie profonde. Il y a mille et une façons de le présenter et de le vivre*.
Le livre de référence en français, co-écrit par Joanna Macy et Molly Brown, s’intitule Écopsychologie pratique et rituels pour la terre, et il a été ré-édité récemment au Souffle d’or avec une nouvelle préface collective de praticien-ne-s francophones.
J’ai enregistré en 2018 une vidéo pour présenter cet ouvrage… je ne dirais sans doute plus certaines choses comme ça aujourd’hui, mais ça peut peut-être encore servir.

Sur ce blog, j’ai publié aussi trois articles sur le sujet :
> le premier qui reprenait un article de murmure des forêts sur les émotions
> le second qui propose une réflexion sur le langage, les milieux et la facilitation (éléments que j’ai repris ensuite ici ou là dans le traité Socioculture)
> le troisième qui partage un certain nombre de ressources qui peuvent être utiles à tou-te-s pour certaines, même si c’était d’abord dans l’idée de partager ça avec le réseau de co-facilitation en écologie profonde (un champ qui se prête mieux à l’expérimentation collective et au partage en équivalence qu’à la formation traditionnelle, à mon sens, en passant – et même le mot d’animation n’est pas vraiment juste, sans doute, pour un chemin où l’on a surtout besoin d’être accompagné-e – ou parfois, guidé-e).

Au risque d’avoir l’air d’insister, je partage de nouveau ici enfin le document « 5 principes d’un rapport sain à l’émotion », qui résume des théories dont la juste compréhension me semble indispensable pour bien accomplir cet ouvrage.

* En voici une autre, brève aussi, qui reformule des éléments du site de Terr’éveille.
À noter que l’ouvrage qui relie consiste globalement à accompagner le passage du niveau vert au niveau jaune de la spirale dynamique… mais il ne s’attaque pas toujours très directement à ce que Ken Wilber appelle la « boomerite », d’autres l’égo spirituel ou le sentimentalisme.

Le travail qui relie (the Work that reconnects) est un ouvrage en groupe permettant d’écouter nos sentiments desespoir ou d’impuissance face à l’ampleur de la crise écologique et sociale. Il allie les dimensions corporelles, émotionnelles et spirituelles à notre compréhension rationnelle du monde et à notre implication dans l’action. Les exercices pratiques et les expériences qu’il propose nous aident à transformer notre inquiétude en engagement créatif. Il contribue à l’émergence d’une « éco-conscience ».