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Nourrir, mourir

Hans-Joachim Namas, l’auteur imaginaire des articles de ce blog, disparaitrait soudain. Lui dont le nom signifie « adoration et courbettes » en sanskrit, il tirerait sa révérence.
S’en allant poursuivre son ouvrage par ailleurs, il cesserait d’en ourdir les fils sous wordpress.com, et laisserait tout ceci soudain sans mise à jour. Sa pensée bigarrée, poïélitique, transverse, Hans-Joa la confierait quelques années à la maturation intime d’un journal en son petit cabinet de campagne, avant de l’autoriser de nouveau à se faire (re-)connaître, plus nette et plus éclatante.
Tel un phénix en un humble brasier secret, il sacrifierait son inépuisable verve pour que de ses cendres un nouvel oiseau plus vigoureux et beau puisse renaître. Modestement.

Adieu donc, c’est le dernier article !
Ou l’avant-dernier peut-être, si les exégètes (le reste de l’équipe imaginaire) se chargent d’accomplir l’index, afin que cette première somme éparpillée puisse plus facilement être exploitée. On sait jamais : ça pourrait servir à quelqu’un-e…
Mais peut-être trouveront-iels plus beau, plus fou, plus juste de tout laisser en vrac, là, là comme ça, dans l’ordre où c’est arrivé, et de s’en aller (en dé-)coudre ailleurs…

Amusant : une seule lettre initiale – si l’on excepte le redoublement de l’R qu’on n’entend guère à l’oral – un seul jambage nasal même sépare en français les deux mots qui parlent d’alimenter l’organisme et de lâcher au contraire son lien la matière.
Si on l’arrête de nourrir, on se risque de mourir. Ainsi soit-il, remontant l’aleph-beth (encore).

Remarquons aussi que si ce faisant on laisse trop longtemps la matière dans son vieux jus, peut-être nous en pourrira-t-elle au contraire. C’est un signe : pas par là.
Sourire : courant discontinu (ou pires caps ? ne détournons pas les vrais regards)

Tel le prophète en partant d’Orphalèse, Hans-Joachim profère avant de « publier » – oui « publier maintenant » – ses dernières paroles de sagesse en mode charismatique (le vent se lève et tourne comme dans Mary Poppins, il soulève ses cheveux), et tendre, et solennel :
Concernant l’organisation collective : soignez la com’ externe les ami-e-s, « tout est surface » !
À propos de la poésie : le langage n’accomplit pas grand’chose s’il ne vibre vif !
En parlant de théâtre : idem oui c’est à vivre, sabordez ce vaisseau !
Concernant la politique : ouhhh, on n’a pas fini d’en voir !
…et à propos de spiritualité : idem, idem, idem !
Concernant la Vie : Paix, comptez-y bien !
Concernant l’Un : oh tout est Neuf…
et les unes à la deuze, à la troiz’ :
amour amour amour
& liberté ?
– non !
– si
.

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