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Fêtes de la Paix universelle

Il y a toutes sortes de fêtes – et je ne les aime pas tou-te-s pareillement.
Il y a toutes sortes de fêtes qui contribuent à la paix, aussi !
Mais il n’y a qu’une seule paix « universelle »
une seule planète déjà, un peuple
une même Vie commune !?
entouka euhhh
bon bref
oui
?

Libre à chacun-e de nous -plus ou moins selon les saisons et les politiques- de fêter quand et où iel l’entend.
Libre à moi, à nous surtout de contribuer ou non à tel-le-s meetings et célébrations – et comment ?
En général, on improvisera, sans doute !

Mais ici, je veux présenter un canevas, libre de droit, sur lequel broder comme on veut
(ke suis extrêmement intéressé pour recevoir tous vos retours aussi, critiques et amélios),
une soirée « facilitée » et atypique, où festoyer avec « le » peuple émergent d’un monde pacifié :

une Fête du peuple de la paix

À préparer construire en amont avec les assos / lieux collectifs / fêlé-e-s / militant-e-s du coin,
ou à partager même du jour au lendemain dans les villages ou les quartiers,
après un petit tam-tam par texto et une affiche à la boulange.

« Ce [… vendredi?] soir à partir de [… 18h?] à [… la salle du carrefour?] FETE DE LA PAIX !
Liens amicaux, lutte communautaire, parole collective, bal pop’ et repas partagé :
une rencontre simple et profonde, proposé-e par et pour nous les gens.
Gratuit & ouvert à tou-te-s les êtres humainEs du coin ou de passage,
quel-le-s que soit les âges, les cultures, les classes, les genres & les couleurs »

Les fêtes du peuple de la paix sont évidemment libres de droit, à chacun-e de s’en emparer comme iel le veut.

Pour autant, pour qu’une fête du peuple de la paix soit vraiment réussie,
c’es-à-dire vraiment festive, vraiment populaire ET vraiment pacifiante,
à notre* humble avis ya 8 bonnes pratiques possibles à mettre (après avoir un peu creusé… ou pas 🙂

1. Ouverture

Un temps plus ou moins long selon contexte est laissé au début de la fête pour les retrouvailles, pour boire le « verre de l’amitié » avec ou sans alcool, se saluer, permettre aux retardataires d’arriver, repérer au besoin le tri des déchets, les toilettes sèches, etc.
Bien sûr on peut passer à la suite sans attendre que tout le monde soit là, mais c’est bien aussi de pas se précipiter. En plus on a toujours des trucs à finir de préparer, alors comme ça on peut demander le coup de main de celles et ceux qui arrivent.

C’est important aussi qu’à un moment il y ait une ouverture officielle, avec le moins de blabla possible, mais quand même les gratitudes signifiatives et les infos utiles, et surtout qu’y soit dit haut et fort que l’intention de ce temps partagé, cette fête, c’est de célébrer et consolider notre communauté, de marquer un temps fort pour le village ou le quartier, d’apprendre à grandir et à tenir ensemble à travers les épreuves de notre époque, de fêter la vie, de nous reconnaître en tant que peuple, de construire et promouvoir une culture de paix et de fraternité / sororité / adelphité.

Ça peut être bon aussi d’en profiter pour partager quelques règles de base, pour être sûr-e-s que ça se passe bien. Ci-dessous** une formulation qui a semblé simple et adéquate ici et maintenant.

2. Temps de présence amicale formel

La base de tout ça, c’est se rappeler que même si on est pas tou-te-s potes, et qu’on n’a pas le temps matériel d’approfondir nos liens humains avec tout le monde dans la communauté, nous sommes toutes et tous capables d’offrir à chacun-e un temps de présence où l’écoute et le partage de ce qui est là sont possibles. Cette pratique s’inspire de pense-écoute*, de tantra* et de co-écoute émotionnelle* mais on peut très bien essayer sans connaître tout ça du tout.

Quelqu’un-e sonne dans une corne pour dire « Hop, attention, c’est maintenant : on se met par deux, avec quelqu’un-e qu’on connaît pas du tout ou pas très bien », et on le fait. Tou-te-s : même les enfants, mêmes les ancien-ne-s, et si on est bougon-ne ou énervé-e ça marche très bien aussi. Mais bon, si yen a qui se retrouvent à trois ou qui ne se retrouvent pas, ben c’est pas grave non plus einh.

On s’assoit face à face, on part marcher autour de l’étang ou on reste debout au bar, comme on veut, du moment qu’on fait attention au temps : on va avoir par exemple 5 ou 10 minutes chacun-e de parole et pareillement d’expression. C’est important de pas mélanger les deux, et de le faire bien chacun-e son tour, même si ça peut faire très bizarre au début. Les deux rôles sont chouetttes, mais c’est mieux de respecter ces règles-ci pour que ça marche (selon le contexte, on ajuste pour que ça passe bien sûr avec la diversité des possibles rapports à la « norme » en présence)

De quoi on cause ? : de ce qu’on veut, de ce qui est vivant là maintenant… mais si on a deux possibilités de sujets qui marchent bien : « Comment ça va, moi là tout de suite et/ou ces temps-ci ? » et « Qu’est-ce que ça me fait la situation éco-politico-tout-ça-tout-ça du coin et du monde là ?

Expression : pendant ce temps-là, je vais pouvoir dire et faire tout ce que je veux, ce qui me traverse dans le moment, sans réfléchir et sans me juger non plus, avec la confiance que l’autre va simplement l’écouter et l’accueillir, et n’en parlera à personne d’autre après, pas même à moi (sauf si on se le propose et que c’est d’accord). Je peux pleurer, crier, rire, faire silence, parler sans m’arrêter, demander à ce que l’autre me tienne la main, me caresse les cheveux, me fasse un câlin, me tapote les joues, m’accompagne dans un mouvement, etc.

Ecoute : je te promets que je ne te couperai pas la parole, que j’essaierai de réagir le moins possible, que je t’écouterai simplement, que quoi que tu dises ou fasses je ne le prendrai pas pour argent comptant (je sais que parfois dans l’émotion on évacue des trucs qu’on pense pas vraiment), et surtout que je ne raconterai à personne d’autre ce que tu m’as dit ou ce que tu as fait, et que je ne t’en reparlerai pas même à toi (sauf si on se le propose et que c’est d’accord). Je suis à ton service pendant ces dix minutes, et si tu me demandes quelque chose, je vérifie si je suis ok pour le faire, sinon je dis gentiment non et je continue à écouter ce qui te traverse.

Après avoir inversé les rôles ET à la fin, on prend chaque fois le temps de revenir à la présence simple et de se remercier, et de vérifier que ça va. Et à la fin, qu’on peut reprendre la fête de la paix tou-te-s ensemble. On prend conscience de ce qui reste de traces émotionnelles suite à l’échange, et on se rappelle que l’autre a vécu autre chose que nous, et que ça ne nous engage à rien par la suite, sauf à respecter ce qui s’est partagé là – en l’oubliant genre.

3. Silence avec la nature

Ça aussi c’est vraiment important et ça vient bien après : se rappeler que la paix ça concerne pas que nous ici, « entre être humain-e-s », mais que c’est tout le cheptel des autres espèces vivantes dont nos actes dépendent aussi. En tant qu’espèce, nous sommes responsables de la sixième extinction massive de l’histoire de la planète – la dernière c’était sans doute une météorite : ouah, puissante homo sapiens ! À présent consciente aussi… alors…

Coup de corne (ou autre signal)

Silence pour vingt et une minutes. On peut rire et chantonner au besoin, mais pas pour que les autres l’entendent… et surtout, nous nous abstenons de parler.

Et surtout, nous nous relions au vivant non-humain qui nous entoure… en allant jusqu’à l’orée du bois là-bas, ou en restant avec l’insecte juste là… le non-humain, il est aussi dans nos intestins et dans l’air partout autour de nous.

Écouter le « tout-autre » et écouter le « profond intérieur », observer comment ça résonne et communique. Rien d’autre à faire que d’accueillir ce que ça nous fait.

À la fin on peut en parler à qui est là, si on veut, et qu’iel à envie d’écouter et de partager aussi… ya un bon temps de pause avant la sacrée lutte mixte.

4. Sacrée lutte mixte

Ça, c’est une pratique restaurative de joyeuse volée. Ça s’inspire des pratiques de luttes traditionnelles d’un peu partout dans le monde, et aussi du Kanly de Dune, de Bolo-bolo et de théâtre-forum. Mais c’est nouveau, aussi.

On se retrouve en cercle, tou-te-s ensemble. Un seul cercle avec toute la communauté concernée, sauf si il y a plus d’une ou deux centaines de personnes : alors on peut en faire plusieurs. Un-e ou plusieurs animateur-ice-s « joker » ou « arbitres » installent le ring (un carré ou un cercle de corde ou de craie au sol, de quelques mètres de côté / rayon) et présentent les règles :

Règles + ou – classiques de lutte : – On gagne en faisant sortir l’autre du ring ou en lui maintenant les épaules au sol jusqu’au compte de 3 (ou de 5, à discrétion du joker).

– On n’a pas droit aux prises (pas de main serrée sur les habits, les bras, les mains, etc.)

– Bien sûr on n’a pas droit aux coups, morsures, griffures, etc. – l’idée étant de ne pas se faire mal,

– Si un-e des adversaires saigne, ou pleure du fait de la douleur physique, l’autre est aussitôt disqualifié. Pour cette règle comme pour toutes les autres, en cas de litige c’est l’équipe d’animation qui tranche – car si quelqu’un-e pleure (ou trépigne, hurle ou se roule dans la poussière ou quoi que ce soit) du fait d’une souffrance surtout psychique passée et réactivée, en principe la lutte se poursuit,

– On s’accorde sur un cri ou un signe (genre « SÉCURITÉ ! » ou « point technique ») qui interrompt la lutte en imposant à tous les adversaires de s’immobiliser et de clarifier la situation en cours. Ce peut être effectué par n’importe qui dans l’assemblée,

– C’est possible de déclarer forfait : il suffit de sortir volontairement du ring après le signal du départ. C’est honorable, ça fait partie du jeu.

Règles spécifiques de la sacrée lutte mixte : – Après avoir fini d’énoncer les règles et principes, les arbitres procèdent à l’appel aux défis, qui peut prendre plusieurs formes. Proposer par exemple à toutes les personnes qui veulent lutter de faire un pas en avant, relever toutes les requêtes d’un coup au départ et les traiter en fonction inverse des rapports de dominations habituelles (enfants, femmes, peaux sombres, bas revenus, handis, illettré-e-s, juif-ve-s et palestinien-ne-s etc. → en premier-e-s) ou en fonction de leur chaleur… selon.

– La personne qui engage la lutte (lea Requêtant-e), chaque fois, choisit son adversaire (lea Défié-e). Si la personne avec qui iel souhaite lutter refuse de relever le défi, iel peut proposer à quelqu’un-e autre de le relever pour iel. En dernier ressort, la facilitation demande qui serait prêt-e à incarner lea DéfiéE, et lea Requêtant-e choisit entre tou-te-s.

– Avant de démarrer la lutte, les jokers demandent à chacun-e des adversaires de choisir, s’iels le souhaitent, une personne en soutien, susceptible de venir lutter à leurs côtés – et vérifie le consentement des dits Soutiens pour jouer ce rôle.

– Les adversaires s’installent face à face dans le ring, et un premier signal engage un temps de contact regard. Au bout d’une minute au moins, un second signal lance le début possible de la lutte.

– La lutte se déroule de façon « + ou – classique » & sans limitation de durée, sauf si un-e des adversaires appelle explicitement à l’aide (de façon conventionnelle) : dans ce cas -et dans ce cas seulement- son Soutien est aussitôt invité-e à lea rejoindre dans le ring pour s’opposer à leur désormais commun-e adversaire.

– Il est possible que les deux soutiens soient appelé-e-s en même temps, auquel cas il y a quatre personnes dans le ring… mais seules les luttant-e-s initiaux-ales doivent éviter de sortir du ring ou se retrouver les épaules plaquées au sol.

Avant de démarrer la session, un bref topo d’un-e des arbitres sur les oppressions systémiques et les fonctionnements émotionnels peut être bienvenu. Une première lutte menée par des personnes averties, modélisant le principe de l’appel à l’aide, aussi.

À la fin d’une lutte, les deux adversaires sont invité-e-s à exprimer brièvement ce qui leur tient à cœur devant toute l’assemblée, avant que s’engage éventuellement un autre défi.

5. Repas tiré de nos paniers (et buvette cogérée)

Ce cinquième point est basique, et n’a pas forcément besoin de se situer juste là dans le programme. On peut très bien imaginer que tout le monde arrive avec ses paniers et les mette à disposition dès l’arrivée sur un buffet collectif.

De même, il n’est pas impossible d’organiser une buvette payante plus classiquement comme cela se fait dans la culture de l’association ou du collectif invitant.

Cependant, il semble important de laisser un temps libre, dédié spécifiquement au partage de la nourriture et à l’intégration de tout ce qui a été vécu jusque là déjà.

Coordonner / ritualiser ce temps, en chantant tou-te-s ensemble ou en célébrant toutes les bonnes choses que chacun-e a amené, ou encore le rendre ludique et sympa en organisant un petit concours des contributions les plus … (à chacun-e de trouver l’adjectif qui viendra relever les qualités propres des apports de chacun-e, en veillant à inclure tout le monde et sans mauvais esprit) → tout cela peut être bienvenu – parfois.

6. Cercle régénérant – ou tour de parole

Ce sixième point est optionnel, car il peut ouvrir un temps qui peut sembler trop long ou trop éprouvant pour qu’une fête du peuple de la paix entre personnes qui vivent ce genre de processus pour la première fois demeure une fête. Surtout, s’il y a des conflits

Cependant, il peut trouver très utilement et même agréablement sa place dans un collectif un peu éprouvé, ou dans une communauté consciente.

Un cercle régénérant, c’est un peu comme un cercle restauratif – sauf qu’il n’y a pas de pré-cercle, ni d’après-cercle. Il y a seulement un temps de parole ouvert, avec une équipe de facilitation qui vérifie que toutes les perosnnes qui ont envie d’exprimer quelque chose d’essentiel à la co-création de sens au sein de la communauté puissent le faire, et qu’elles soient entendues – en demandant aux personnes à qui elles se sont adressées de reformuler ce qu’elles ont entendu, puis en revenant vérifier si c’était bien ça qui avait voulu être dit.

La seule autre règle, qui doit être énoncée en préambule, c’est que si à un moment des paroles ou des ressentis semblent dépasser les limites du cercle régénérant, et ouvrir des mémoires de conflit trop lourdes pour être traitées dans le cadre d’une fête du peuple de la paix, les personnes présentes s’engagent à laisser l’échange en suspens, à se donner un autre rendez-vous dans les jours suivants, et à élire (sans candidat-e) / nommer / tirer au sort une personne (qui choisit des soutiens) ou une équipe de facilitation pour poursuivre l’ouvrage.

Si le cercle est fragile, c’est préférable de vérifier le consentement de chacun-e individuellement concernant ce principe. Des personnes qui ne font pas pleinement partie de la communauté peuvent ne pas prendre cet engagement et participer tout de même au cercle régénérant.

On fait confiance en tout cas à la facilitation et à la communauté pour ouvrir ce temps de façon juste et bonne – encore une fois, si et seulement si ça ne semble pas contre-indiqué.

Autrement, on peut se contenter avec bonheur d’un rituel plus simple et vieux comme la parole : on prend un bâton ou une pierre, et on la fait tourner autour du cercle. Qui a l’objet peut dire ce qu’iel à dire, ou se taire et le passer à son / sa voisine. À la fin de chaque prise de parole, les autres disent « j’ai entendu » ou hochent la tête. Quand la corne ou la plume a fait le tour, c’est fini.

7. Danses de paix

Toutes les danses folk du monde, mais aussi les danses de paix universelles ou les danses de Findhorn -bien sûr- peuvent devenir des danses de paix.

Selon les ressources disponibles au sein de la communauté en terme de culture commune, de musicien-ne-s, de chants que tout le monde connaît ou de guides de danses. L’équipe d’animation de la soirée peut alors passer la main, éventuellement, à la symphonie locale… en gardant tout de même la veille sur l’esprit de la soirée.

Ce qui importe pour une fête du peuple de paix, c’est que dans le début de la danse, toutes les personnes qui souhaitent participer puissent le faire – ça peut réclamer de faire plusieurs cercles selon les niveaux, pour que tout le monde soit joyeux, ou d’organiser un temps spécifique de formation à une ou deux danses simples et faciles à acquérir.

8. Adieux

À un moment pendant la danse – ça ne veut pas dire que c’est fini, mais on sent qu’il commence à être tard et certaines personnes commencent à fatiguer – même il y en a sans doute déjà qui sont parties… on n’attend pas qu’il n’y ait plus que les fringant-e-s du plancher et que toutes les familles et les ancien-ne-s aient décampé : on interrompt entre deux morceaux la musique quelques minutes pour partager des adieux.

C’est de nouveau un grand cercle. Qui va s’en aller bientôt de la communauté est invité-e à venir au centre recevoir les bénédictions des autres. Qui a une grande nouvelle à annoncer peut le faire aussi pareil… Qui veut remercier quelqu’un-e en quelques mots idem.

Ça ne doit pas empêcher les danseur-euse-s de reprendre et poursuivre la fête jusqu’à tard dans la nuit s’iels le souhaitent, mais ça doit être assez ouvert quand même pour permettre à n’importe qui d’y sentir légitime partager l’essentiel de l’instant.

* Source : Collectif Nama-S aux manettes… un singulier pluriel !

** Discours-type :
… évidemment ces mots-là ne seront jamais dits comme ça tels quels – ça donne juste une idée – et surtout surtout – c’est le ton qui compte ! et son « accordage » avec ce qui est à la clé ici & maintenant…

Bienvenue à toutes et tous à la [Nième] fête du peuple de la paix [de…]
Un seul peuple de toutes les couleurs ! Sur une seule et même terre… avec des milliers de cœurs qui aspirent à une seule et même paix.

Cette « fête » ne ressemblera peut-être pas beaucoup à ce que nous appelons habituellement « une fête ». Pas d’alcool déjà !? ah si un peu, bien joué (^;
C’est un temps qui va être facilité, animé : on va vous proposer des trucs quoi. Plus ou moins nouveaux, plus ou moins bizarres, plus ou moins faciles. C’est nous, moi et l’équipe qui lève les bras là, qui allons animer. Vous êtes évidemment libres de participer ou non à chacune des six ou sept grandes propositions qu’on va vous faire ce soir.
Si vous n’y participez pas, demandez-vous seulement « pourquoi », peut-être… ? si souvent « on » ne fait pas les choses qui nous donnent envie au fond, parce qu’on a peur… du ridicule, du jugement des autres, d’idées qui sont juste complètement périmées.

L’intention de ce temps d’échange et de partage, c’est de renforcer les liens entre nous ici et au-delà, d’apprendre encore des un-e-s des autres et de tenir bon ensemble à travers les épreuves de notre folle époque, mais aussi de fêter la vie et de passer un bon moment.
– Ça vous parle, ça vous va, ça vous dit ?

> Laisser un peu d’espace pour les retours à la volée, et en tenir compte !

Ok… Pour que ça ait lieu, s’iel vous plaît ce soir prenez soin les un-e-s des autres, évitez les blagues lourdes ou piquantes, reconnaissez chacun-e avec sa différence comme étant le / la bienvenue. Si jamais entre certain-e-s d’entre vous il y a eu par le passé des tensions, qui seraient vives encore peut-être – tout à l’heure il y aura un espace pour les soulager peut-être – d’ici là, je vous invite à les mettre de côté, et à imaginer que nous sommes tou-te-s comme des sœurs et frères.

À vrai dire, c’est le cas en fait : nous sommes tou-te-s comme des sœurs et des frères – qui parfois se chamaillent, ou même se font vraiment bien du mal… mais n’empêchent qu’iels partagent un même sang et un même souffle, des tas de gènes et d’expériences en commun.

Vous avez le droit de croire que ça n’est pas vrai … ou que ça n’est pas important. Moi je crois que ça l’est… Nous, nous y croyons oui ! Ça vous dit d’essayer un peu de faire comme si, quelques heures, ne serait-ce que pour nous faire plaisir ?
– Ou plutôt … « est-ce que l’un-e de vous a une objection pour qu’on fasse comme ça ce soir ? »

Haut les cœurs ! Et hauts les jambes tantôt dans la danse (^;

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