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Nos accomplissements

Nous avons expérimenté divers jobs plus ou moins alimentaires et politiquement inspirants : sondages démoscopiques, militance Greenpeace, manœuvres en bâtiment, commis de cuisine, librairie bourgeoise, babysitting, modèle Vivant·e, prof, épicerie & manutention…

Nous avons prié, veillé, chanté, raconté des histoires et tenu le crachoir pour des milliers d’âmes, d’ancien-ne-s et d’enfants.

Nous avons éprouvé les principaux métiers du théâtre, dans une trentaine de créations professionnelles dont certaines ont tourné sur plus d’une centaine de dates : écriture, soutiens & regards, directions d’acteur-ice-s et mises en scène, régies lumière et scénographie, et surtout : Jeu – en particulier avec la Mandarine Blanche, le theâtre du Commun, le groupe d’Août, Gazibul, l’Arma Barok Opéra, la compagnie des Petits carreaux, les Lézards hurlants.

On a joué dans les gares, les rames et les squatts. Nos clowns ont dérivé dans les rues pendant des heures. Nous avons éparpillé bien des tracts, cueilli bien des détresses.

Des gens d’Afrique de l’Ouest et d’Asie du sud nous ont hébergé tandis que nous allions à la rencontre des pratiques somatiques et performatives par là-bas… mais nos principaux voyages sont européens.
En marchant nous reliâmes le Mont-St-Michel à Notre-Dame-des-Landes, en passant par Saintes et des supermarchés… et nous irons au Moyen-orient.

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Nos activités

Mise à jour : 27 octobre 22

Nous coopérons au sein de murmure des forêts
et travaillons à deux points « ouvrez les guillemets :
#Éduc’pop’ #ArtVivant #FacilitationCollective #Justice #Communauté

Gestion de conflits, expressions et accompagnements
– Débats mouvants, porteurs de paroles, facilitation coop’, etc.
– Théâtre-forum (création contextuelle ou co-création & animation)
– Accompagnements de collectifs & foyers atypiques
– Systèmes et pratiques restauratives

La plaquette détaillant les propositions-là est tout en bas de l’article

Pour les activités suivantes, nous contacter !

Action artistique locale
– Théâtre : troupe amateur et ateliers enfants-ados-adultes
– Cours (très) particuliers de chant folk-rock
– Danses de paix universelle


Livre-service de la forêt
– Prêt local longue durée & recherche bibliographique,
– Animation d’événements : cri de rue, session de contes, etc.
– Écriture & diffusion de textes dramatiques, poétiques et situationnels.


Par ailleurs, nous occupent l’émergence d’un énième lieu collectif, un peu de bénévolat pour le caravrac, à la maison d’Ernestine ou vers l’école démocratique de Muel, et bien sûr tous les ouvrages nécessaires du quotidien, de la famille au jardin, de l’introspection à la domesticité.

#politique #spiritualité #artsvivants #parole #corps #mouvement #collectif #facilitation #anarchie #communs #féminisme #oppressions #enfance #folie #poésie #théâtre #tissage #cartespostales #livres #texte #musique #chant #soufisme #conte #tradition #expérimentation #Tao #éducpop #cultureS #émotion #co-écoute #conflit #méditation #accompagnement #oralité #dialogue

… et puisque cet article est publié un premier avril, poquons-y un poisson

Déclaration pour la Vie

(…)

Il n’y a que très peu de choses qui nous unissent :

Faire nôtres les douleurs de la terre : la violence contre les femmes, la persécution et le mépris contre les différentEs dans leur identité affective, émotionnelle, sexuelle ; l’anéantissement de l’enfance ; le génocide contre les peuples originaires ; le racisme ; le militarisme ; l’exploitation ; la spoliation ; la destruction de la nature.

Comprendre que le responsable de ces douleurs est un système. Le bourreau est un système exploiteur, patriarcal, pyramidal, raciste, voleur et criminel : le capitalisme.

Savoir qu’il n’est pas possible de réformer ce système, ni de l’éduquer, de l’atténuer, d’en limer les aspérités, de le domestiquer, de l’humaniser.

S’être engagé à lutter, partout et à toute heure – chacunE là où on se trouve – contre ce système jusqu’à le détruire complètement. La survie de l’humanité dépend de la destruction du capitalisme. Nous ne nous rendons pas, nous ne nous vendons pas, nous ne titubons pas.

Avoir la certitude que la lutte pour l’humanité est mondiale. De même que la destruction en cours ne reconnaît pas de frontières, de nationalités, de drapeaux, de langues, de cultures, de races, la lutte pour l’humanité est en tous lieux, tout le temps.

Avoir la conviction que nombreux sont les mondes qui vivent et qui luttent dans le monde. Et que toute prétention à l’homogénéité et à l’hégémonie attente à l’essence de l’être humain : la liberté. L’égalité de l’humanité se trouve dans le respect de la différence. C’est dans sa diversité que se trouve sa ressemblance.

Comprendre que ce n’est pas la prétention d’imposer notre regard, nos pas, nos compagnies, nos chemins et nos destins qui nous permettra d’avancer, mais la capacité à écouter et à regarder l’autre qui, distinct et différent, partage la même vocation de liberté et de justice.

(…)

***

On trouve la déclaration… pour la vie ! que les zapatistes ont écrites l’an passé avant d’embarquer pour l’Europe un peu partout en ligne… Nousses on a copié l’extrait là depuis le potager des lentillères.

Hasta sempre !

yen a un bout aussi au dos de ce bel autocollant ! merci https://thechomeusegoon.wordpress.com

Nourrir, mourir

Hans-Joachim Namas, l’auteur imaginaire des articles de ce blog, disparaitrait soudain. Lui dont le nom signifie « adoration et courbettes » en sanskrit, il tirerait sa révérence.
S’en allant poursuivre son ouvrage par ailleurs, il cesserait d’en ourdir les fils sous wordpress.com, et laisserait tout ceci soudain sans mise à jour. Sa pensée bigarrée, poïélitique, transverse, Hans-Joa la confierait quelques années à la maturation intime d’un journal en son petit cabinet de campagne, avant de l’autoriser de nouveau à se faire (re-)connaître, plus nette et plus éclatante.
Tel un phénix en un humble brasier secret, il sacrifierait son inépuisable verve pour que de ses cendres un nouvel oiseau plus vigoureux et beau puisse renaître. Modestement.

Adieu donc, c’est le dernier article !
Ou l’avant-dernier peut-être, si les exégètes (le reste de l’équipe imaginaire) se chargent d’accomplir l’index, afin que cette première somme éparpillée puisse plus facilement être exploitée. On sait jamais : ça pourrait servir à quelqu’un-e…
Mais peut-être trouveront-iels plus beau, plus fou, plus juste de tout laisser en vrac, là, là comme ça, dans l’ordre où c’est arrivé, et de s’en aller (en dé-)coudre ailleurs…

Amusant : une seule lettre initiale – si l’on excepte le redoublement de l’R qu’on n’entend guère à l’oral – un seul jambage nasal même sépare en français les deux mots qui parlent d’alimenter l’organisme et de lâcher au contraire son lien la matière.
Si on l’arrête de nourrir, on se risque de mourir. Ainsi soit-il, remontant l’aleph-beth (encore).

Remarquons aussi que si ce faisant on laisse trop longtemps la matière dans son vieux jus, peut-être nous en pourrira-t-elle au contraire. C’est un signe : pas par là.
Sourire : courant discontinu (ou pires caps ? ne détournons pas les vrais regards)

Tel le prophète en partant d’Orphalèse, Hans-Joachim profère avant de « publier » – oui « publier maintenant » – ses dernières paroles de sagesse en mode charismatique (le vent se lève et tourne comme dans Mary Poppins, il soulève ses cheveux), et tendre, et solennel :
Concernant l’organisation collective : soignez la com’ externe les ami-e-s, « tout est surface » !
À propos de la poésie : le langage n’accomplit pas grand’chose s’il ne vibre vif !
En parlant de théâtre : idem oui c’est à vivre, sabordez ce vaisseau !
Concernant la politique : ouhhh, on n’a pas fini d’en voir !
…et à propos de spiritualité : idem, idem, idem !
Concernant la Vie : Paix, comptez-y bien !
Concernant l’Un : oh tout est Neuf…
et les unes à la deuze, à la troiz’ :
amour amour amour
& liberté ?
– non !
– si
.

Circumambulation transreligieuse

La Dordogne, c’est truffé de Tibétain-e-s ! ça confine même parfois au surréalisme, car c’est pas hyper-fléché*… Imagine : tu descends dans les bois, une petite rando humide et tranquille en suivant le conseil d’un gars qui déchargeait des blocs de marbre portugais d’un improbable 36 tonnes qui t’avait bloqué au milieu d’une petite route de campagne… il fait doux, personne à part le chauffeur de ce petit fenwick qui t’a dépassé et qui a disparu (peut-être dans ce bâtiment caché derrière les bambous, ou dans la cave de cette longère déserte)… et là tout d’un coup, bim : 9 stoupas monumentaux dans une double enceinte de je ne sais pas combien de tonnes !

Un temple à ciel ouvert comme téléporté d’Himalaya. Et un petit panneau qui te suggère de circumambuler, si c’est pas pendant les heures du chantier*. Alors comme c’est la pause lunch, tu prononces le verbe à voix haute pour la première fois de ta vie, et tu t’exécutes – que faire d’autre, à ce stade ?

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Lutter, dialoguer

Lutter, dialoguer : avec la parole ou avec les corps, deux volontés – ou bien plus encore parfois, si l’on compte lignées et solidarités, les démon-e-s ou les anges – se confrontent, conspirent, divergent ou se résolvent.
… et sauf à ne lâcher aucune cuirasse, aucun bouclier – mais peut-on se parler sans prêter le flanc ? peut-on se battre en mode scarabée ? ça bouscule, ça renouvelle, ça dérange, ça fait parfois un peu mal, mais surtout au final : beaucoup de bien !
Et même pas qu’aux deux-là du début en général, en plus…

Playfight Salz burg, 20181104, c)wildbild
Playfight ? jouer à se battre… cf. cette vidéo UTub
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FamilleS et voisinage-s…

Famille de coeur, famille de sang, famille d’âme…
Laquelle compte le plus pour toi ? Pour moi ? Pour nous ?
Et « compte » comment d’ailleurs ? Ou compte combien ?
Importe quand surtout, et où ? En général par exemple depuis le début ou en ce moment ?
Ici, ailleurs, ou maintenant ?

Un voisin disait : « On a plus besoin d’un voisin que d’un cousin ! »
Certes, il était juge et partie en l’occurrence : c’était bien dans son intérêt.
Mais quand même, il avait moins tort je crois que lorsqu’il disait « la vie est un paquet de merde et on en bouffe un morceau tous les jours ».

Une voisine pensait : « Ça me rassure qu’iels soient là, mais ça ne m’empêchera pas de crever seule… »
Ok, je ne suis pas sûr qu’elle pensait ça… mais si moi je le pense maintenant qu’elle est partie depuis longtemps – emportée « entre deux mers », comme dirait mon père… qu’est-ce que ça change ?
Et puis d’ailleurs qu’est-ce que ça veut dire « être seul-e » ?

Parfois, je ne me pose pas du tout cette question-là : je me tords de désespoir.
Parfois, je tiens la main de quelqu’un-e qui me jure que je ne suis pas avec ellui. Parfois même iel me regarde dans les yeux en disant ça. Et de fait au bout d’un moment, je me rends compte (« – je me rencontre », comme disait ma cadette) que je n’y suis pas, pas tout entier, pas vraiment, pas pour de bon. Alors quoi ?
Je respire un coup, je « redescends » (ou je remonte, si c’était les limbes abyssales : selon).

Facile outil : la respiration.
Le souffle : « alaha Ruhau », l’unité qui respire… Respirons donc avec elle ?

Inspire

Expire.

Ressens cela.

Il n’y a qu’une seule famille, elle est ancrée dans son hara !
Peu importe parfois si les cousin-e-s homo sont des femmes, si les sœurs ouvrières sont rouges ou noires, si nos enfants sont encore mâtiné-e-s de Néandertal ou pas. Juste là : une famille !

À tout de suite, les starseeds, les gens de Solaris dans l’unique pays, et toutes les compagnies, parmi les réseaux qui émergent et inventent la suite

L’intime et les Communs

L’intime et les Communs ? J’aurais pu appeler plutôt cet article « Mon cul : carrefour dialectique », mais je ne cherche pas à vendre ma prose à Nexus ou aux France soirs… Ça ne marcherait sans doute pas d’ailleurs : les liens que je fais en général ne sont ni sensationnels ni politiquement (in)corrects, ni mainstream ni gauchos, ni tendance ni atypiques. Enfin, j’exagère peut-être : ça arrive et peut-être pas qu’à la marge.

En tout cas, les liens entre les transformations personnelles et collectives se font heureusement partout et de toutes parts – même si intellectuellement, ça s’éparpille un peu ces temps-ci parfois, me semble-t-il. Et pourtant nous avons besoin de théories solides ! Quand les pratiques basculent.

Dans cet article théorique-ci, je ne vais certes pas aborder pour de bon « le sujet de mon cul » – à proprement parler, lol : est-ce un sujet ? – mais je vais évoquer mon quotidien quand même. Peu importe qui est ce « moi », au fond : un « personnage », comme on dit dans les chemins d’éveil… une pionne dans la Jouance, un masque dans un drame, un-e humain-e sur la planète, du côté blanc de la francophonie, à l’ouest dans son pays : basta ?

(j’en ai eu une plus roots dans le même style, mais je remets pas la photo dessus)
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Pourquoi j’ai mis un pagne à la dame ?

L’art, les femmes et s’envoler
ou pourquoi j’ai mis un pagne à la dame ?

Lettre ouverte à la commune de Languédias
le Bran, début janvier 2023 (publication antidatée)

Cette lettre n’a pas grande importance… Ne la lisez pas si vous n’en avez pas bien le temps.
Lisez là si vous pensez pouvoir y trouver votre joie ? Lisez-là si vous aimez lire, si vous aimez l’art et vous envoler – ou un mélange de tout cela.
Bonjour !

Lundi aprèm, j’ai ceint un tissu chamarré aux hanches de la statue lEnvol, qui fait figure de proue sur la place de l’église. Ça lui allait bien, coup de bol. Meilleurs vœux !

Après quoi j’ai écrit sur la stelle avec du blanc arboricole « 2023 : anarchie féministe, amour, paix et compréhension » (en mode symbolique), j’ai posé à ses pieds un petit miroir d’enfant avec ce mot « Regard·e » au marqueur, et quelques brochures sur le consentement, le narcissisme et les perspectives libertaires*. J’ai pris les photos, causé avec deux ou trois personnes qui passaient par là (dont une vieille amie), et je suis reparti.
De tout cela j’ai informé aussi d’emblée quelques camarades, et j’ai dit que j’expliquerais mieux mes intentions : dont acte.

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Artiste ? non merci

Il y a plein de définitions de l’art.

Les plus simples s’appuient par exemple sur :

– le talent (du latin talens : travail, ouvrage) → art comme artisanat, training quotidien, ensemble de techniques reproductibles. Noble pratique donc, manifestement utile, éventuellement payée à l’heure et/ou à la tâche – ne serait-ce que parce qu’elle occupe les mains des ouvrier-e-s et l’esprit des Dieux.

– le génie, un truc qu’on a (comme Ella)… ou pas. Dangereux par son côté eugéniste (le désir égotique d’engendrer des génies : cf. « la Vie est ailleurs » de Milan Kundera). Mais l’idée redevient bonne si elle se démocratise en conscience (comme chez France, entre autres chansonnier-e-s) → art au fond comme inspiration, canal, transcendance. Pourquoi pas ?

– le marché de l’art, c’est à dire son commerce et au final les réseaux, la com’, etc. → l’art comme « ce qui se vend en tant qu’art, ce qui touche un public qui le reconnaît en tant qu’art ». Alors là, beurk. Encore plus volontiers que la précédente, cette définition asservit l’artiste aux systèmes de dominations en place et l’œuvre aux critères de la mode, réduisant la « qualité artistique », in fine, à une quantité financière. Jury qui donne des notes d’excellence technique et d’élans inspirés, qui salue les références qui vont bien, critique bourgeoise, etc.

C’est la suprématie de cette dernière définition de l’art qui m’a conduit à quitter le métier du spectacle. Le business et sa mauvaise foi capitaliste m’écœurent.

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