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PropagandeS

Sur le Media (chaîne d’une belle couleur France insoumise), une interview du blogueur statisticien Olivier Berruyer : il présente les chiffres économiques actuels proprement. J’ai bien aimé l’écouter, il parle avec clarté et conscience, et même un peu d’humour.
Désolé c’est encore un entretien entre deux bonshommes…

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Comment ça pense en moi

Consciemment

1 – Intuit’ : la pensée pointe – tout est déjà là, en un instant, mais je ne sais d’où cela vient. Parfois couleur terre de feu, parfois nuageux, etc. Différentes sources d’instinct et d’intuition, de corps et d’âme, nourrissent ces étoiles qui peuvent rebondir les unes sur les autres en cascade. Quelle noosphère, quel cieux, quels enfers l’influencent ?

2 – Idée : la pensée se déroule – ça se dit ! Avec sa voix singulière, déroulant aussi la couleur. On y voit plus clair sur les champs de familiarité, les horizons et les perspectives, les causes et les conséquences potentielles…

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Ouvrages simple, essentiel et réciproque

Trois ouvrages de profondeur, trois postures d’éveil, trois consciences à laisser jouer chaque moment pour être avec l’être.

L’ouvrage simple, c’est celui qui consiste à respirer, à observer d’instant en instant le changement de tout (et rien). L’ouvrage simple est apersonnel.

L’ouvrage essentiel, c’est celui qui consiste à faire circuler entre la tête, le cœur et le reste du corps, la perception des ressentis, l’intelligence des émotions, la conscience des besoins – et d’en tenir compte pour discerner nos priorités du moment. L’ouvrage essentiel est personnel.

L’ouvrage réciproque, c’est celui qui consiste à intégrer dans tous nos actes et dans toutes nos paroles la conscience des systèmes-plus-vastes-que-« moi » : pour commencer par exemple, faire « le Travail », comme dit Byron Katie : avec les mots des autres mais surtout avec nos propres gestes et pensées. L’ouvrage réciproque est transpersonnel.

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Jeu des passagers

au nord d’Isle franche, vers le début de la CCIème décade, des groupucules anarko-bio-poétiks – entre autres – sèment des expérimentations dans les lieux collectifs et les transports en commun. (…) le jeu-là naquit quelque part dans le neuf-cinq, entre Belval, sa zone industrielle traversée à pied et son train de banlieue, les lignes 1, 2, 4, 7 et 13 du métro, les bus 31 et N8, les RER A, B & Celui qui était toujours en rade, les bwaka d’occident et de fortune, les dérives au-dessus en-dessous ou aux travers de la petite ceinture, etc. etc.

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Paix des communautés et paix du ménage

https://www.huffingtonpost.fr/entry/accuse-de-tentative-de-viol-un-indien-va-devoir-laver-du-linge_fr_614cf0fde4b06beda46d080b

Entre autres mouvements de ces jours-ci qui semblent aller dans le sens de la crise (écologique et politique toujours bien sûr et non pas sanitaire, mais aussi plus nettement économique et militaire ces derniers jours), ce fait qui pourrait sembler divers me semble être une très bonne nouvelle !
L’Inde, toujours aussi étonnante et inspirante dans la façon dont les symboles viennent percuter le social et le quotidien… et sur cette thématique des violences faites aux femmes, pour laquelle hélas aucun pays du monde ne peut vraiment se targuer d’exemplarité – voilà une jurisprudence qui pourrait frapper quelques esprits ?

Ce qui me semble essentiel là-dedans surtout, c’est l’effet recul : dés-ethnocentrer (voire désanthropocentrer si possible) les débats… Après cette intense pleine lune équinoxe, nous sommes toujours en train de cheminer dans le début de l’ère du verseau oui. Merci aux femmes, aux enfants, aux intellectuel-le-s du renouveau, aux ouvrier-e-s de la paix, etc.
Tenez bon !

*Hippie punk new-age queer*

Parmi mes connaissances (comme en moi-même), je constate avec effroi qu’il y a comme une scission entre deux grandes catégories : allez, n’ayons pas peur des étiquettes ! C’est les soldes totalitaires de toutes façons en ce moment.
C’est pas une histoire de sexe (quoi que) ni d’origine sociale (encore qui), ça se joue même avec des personnes du même âge et qui cohabitent dans les mêmes patelins, voire issu-e-s des mêmes familles ! Des sœurs et des frères en humanité consciente pour ainsi dire, et cependant, et pourtant, que de conflits, de luttes et de chapelles !

Y aurait-y du classisme caché quand même dans cette opposition ? genre « issu-e-s de la bourgeoisie d’un côté, de la paysannerie et du prolétariat de l’autre, les classes moyennes et les transfuges se démerdant comme iels savent *si bien* le faire ? ça se pourrait, ma doué !
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Art, croyance et con-science

La médecine occidentale est-elle une science, une religion ou un art ?
À cette question toute personne un peu trop informée ces derniers temps répondrait sans doute « vous avez tout faux, c’est juste un business et un enjeu politique majeur » et elle n’aurait pas tort.

Ça n’enlève pas l’intérêt de la question : si la médecine est une science en ce moment, alors c’est aussi sans doute une ruine de l’âme ! mais concrètement, pour une pratique qui ne partage pas de façon transparente et systématique avec une communauté de pairs ses sources théoriques et l’intégralité de ses protocoles, qui subit aussi intensément les influences du marché et les pressions de l’actualité, qui hérite de tout un ensemble empirique de savoir-faire et de croyances parfois discutables liées à une vision mécaniste du corps humain – on ne peut pas sérieusement parler de science. Sauf à croire – comme beaucoup le font – que la science est définie par le sigle « vu à la télé » bien sûr.
La blouse blanche ne fait pas plus le moine que la robe de bure… « et pourtant elle tourne !« 

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Stalinisme sanitaire ?

Je reprends ici quelques éléments partagés ce matin sur le groupe Telegram « Analyses politiques » de Covid-entraide (en réponse à un post un brin rageux mais intéressant concernant l’antisémitisme).

C’est une stratégie très ancienne et efficace que de détourner la haine vers tel ou tel groupe ethnique ou religieux – traditionnellement les juifs c’était pratique parce que de fait souvent iels étaient proches des pouvoirs en place… Mais ces derniers temps les musulmanEs ou l’extrême-droite prennent le relais (!)… Et maintenant, les « anti-vaccins » : en voilà une catégorie absurde ! Parce que la plupart des gens qui se positionnent contre tout liberticide (les « anti-pass » allez : va pour celle-ci) ne sont pas contre les vaccins… et la plupart des non-vacciné-e-s sont plutôt libertaires – même si certain-e-s tendent au libertarianisme hélas par paresse politique ou contraintes économiques : typiquement iels envisagent alors de faire des faux pour garder un taf ou une place à l’école… quand ça n’est pas pour maintenir un projet de voyage.
Parfois aussi les mêmes ou d’autres peuvent être touché-e-s par un discours teinté d’un genre de (eco-)fascisme au goût du jour. Cet amalgame-là entre les « extrêmes », ou le cercle de l’assemblée qui se referme*, ça arrange bien les ultras qui veulent faire croire qu’ils seraient encore « du centre » de l’échiquier politique – alors que les avatars de la République sont tout à présent sauf « la Voie du milieu » – même s’ils ont sans doute cherché comment recycler Lao-tseu en même temps que Machiavel

Un piège tactique à mon avis : assimiler les dominants du jour au fascisme ou au nazisme, ou dire qu’il y aurait « deux extrême-droite ». Je crois plus habile – et surprenant – de comparer le capitalisme triomphant au stalinisme, si on veut provoquer des réactions. À quand le néogoulag pour les artisanEs de résilience locale sans puce électronique ?

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Que saint-Michel nous accompagne

L’ordre de l’architecture divine renverse parfois les anciens équilibre, de sorte qu’on peut se demander ce qui distingue un vent de folie d’un vent de sagesse, les maux de l’ordre et les mots du chaos… Ces quatre-ci par exemple s’articule au principal slogan du jour : LIBERTÉ ! ÉGALITÉ ! ADELPHITÉ !

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Jouer collectif dans le changement

Jouer vraiment collectif dans le changement : ne pas être de ces chef-fe-s qui « délèguent » volontiers quand tout va bien et qui reprennent les pleins pouvoirs au premier conflit. Faire confiance à l’intelligence collective.

Le mot important dans « intelligence collective », c’est pas « intelligence ».
L’intelligence elle est partout, comme la beauté dans la poésie*, et sous tant de formes, quand on l’autorise à s’épanouir. Parfois tout-e seul-e on va plus vite, cela dit : si nous voulons tenir l’efficacité et l’adaptativité nécessaires pour que nos agencements collectifs ne s’effondrent pas trop quand ça secoue, il nous faut laisser la place aux intelligences singulières ! Et qu’elles ne nous empêchent plus de savourer la joie des ensemblages.

Pour ça, nous veillons à ajuster les curseurs entre le faire et l’être, et soignons les blessures d’amour-propre et les détresses d’orgueil : nous acceptons d’être ensemble avec nos différences.
Bon, une part de moi a l’impression d’avoir écrit ça dix mille fois déjà : il n’y a rien d’autre que l’équilibre. Et pourtant pourtant oui : il est toujours nouveau ! Ces jours-ci, ça se ressent assez franchement la nouveauté, non ?

* Dans nos ténébres, il n’y a pas une place pour la beauté : toute la place est pour la beauté.
René Char, qui fut pendant la seconde guerre mondiale un ardent résistant. Inspirons-nous de ces jours heureux !