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Journal d’un confinement (extraits) : suite et fin.

Je publie de nouveau ici ce qu’ont écrit les ami-e-s (les 11 premiers jours sont là). Il semble bien qu’iels en aient fini, sous cette forme-ci en tout cas !

***

Jour 12

On a rien écrit mais par contre on a reformulé / corrigé Jours 1 à 11 pour publication sur le blog de Nama-S…
Enfin on a fait ça au jour 13 mais bon là ça change rien de pas le dire ou de le dire comme ça.

Jour 13

C’est parti encore pour des semaines.
Forteen days : comme le morceau de Dave Bruebeck, la passion du Christ et la sortie d’Egypte. C’est ton père qui nous le signale, lui qui n’a pas oublié sa culture chrétienne – lui qui ne l’a pas même trahie peut-être. 40 jours !

On parle cinéma parce qu’on cherche un film qui serait bien à regarder à 7 (voire 8 avec Y. maintenant qu’on a remis ça à plus tard) dans le polycule, euh pardon la famille recomposée…

Tarantino : ça marchera pas (on part plutôt sur un truc genre « migrateurs »)… que cette société tolère ça, ne se pose pas des questions sur des films comme ça, c’est ça le problème. On s’étonne qu’après il y ait des pervers, des violeurs et des psychotiques. Si le cinéma était cathartique, comme il l’est parfois ça irait. Mais quand il est dramatique et qu’il célèbre ou naturalise l’horreur, il est juste mauvais. Le septième art bourgeois a continué à faire ce que la poésie ou l’architecture des élites de merde (pardon pour la « décharge facile »…) faisait déjà depuis longtemps : asseoir ses systèmes de domination, cultiver les détresses. Les couleurs de Gray, c’est des nuances de gris. Triste camaïeu.

Si tu as le choix entre vendre ton corps et faire du cinéma ou ne pas vendre ton corps et ne pas en faire, tu choisis quoi ? Triste choix.

Bah yen a qui faisaient pas de sport avant et maintenant ils en font tous les jours. Deuxième effet kisscool du confinement.

Tiens tiens, oui. Le placement de marque, c’est exprès ? Bon, passons.

Ya un de ces vents froids aujourd’hui ! On a fait la balade du tour du bourg du coup, pour pas trop se les peler. Et on a fait l’amour dans les genêts, c’était trop bien. Merci Renaud.

Yavait pas un chat, on pourrait mettre ça dans les « conseils pour bien vivre son confinement en couple » : allez faire l’amour dans la nature, ya personne dans les environs pour te faire chier, et sinon tu fais semblant de tousser.

Et si jamais les flics t’arrêtent, tu dis « ben quoi, on faisait notre activité sportive ! »

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Écologie profonde et Travail qui relie

L’écologie profonde, c’est peut-être ce qui a lieu entre nous lorsque nous nous arrêtons en silence pour écouter le murmure des forêts… et que nous entendons alors « la terre qui pleure » comme dit Thich Nhat Han… ou le ciel qui rit, les arbres qui chantent, tout ce qui danse partout et crie ?
C’est peut-être aussi ce que fait la Pacha mama elle-même avec nous, lorsque nous ouvrons nos cœurs, perché-es au sommet d’un arbre sur une Zad ou concentré-es derrière un ordinateur.

Le Travail qui relie est un ensemble ouvert de pratiques collectives d’écologie profonde. Il y a mille et une façons de le présenter et de le vivre*.

Voici le site du réseau international, The work that reconnects network (vaste site en anglais, avec beaucoup de liens et de ressources), et ici celui des Roseaux dansants, l’asso qui a introduit ce travail en France.
Un site coopératif répertorie les ateliers francophones et permet d’aller voir ce qu’en disent bien d’autres  facilitateur-ices.

Le principal livre de référence en français, co-écrit par Joanna Macy et Molly Brown, The work that reconnects traduit Écopsychologie pratique et rituels pour la terre, a été ré-édité récemment au Souffle d’or avec une nouvelle préface collective de praticien-ne-s francophones. Entre autres ouvrages significatifs, on peut mentionner l’Espérance en mouvement (Joanna avec Chris Johnstone), Manières d’être vivant (Baptiste Morizot, entre autres livres de la collection Mondes sauvage), l’Entraide l’autre loi de la jungle (Pablo Servigne & Gauthier Chapelle) ou plus généralement les publications des éditions Libre ou Passerelle éco.

Pour qui préfère la vidéo, j’ai enregistré en 2018 ce speech pour présenter l’approche… je ne dirais sans doute plus certaines choses comme ça aujourd’hui, mais ça peut peut-être encore servir.

Pour celles et ceux qui veulent approfondir, j’ai publié aussi trois articles qui me semblent en lien avec le sujet ici :
> le premier qui reprenait un article de murmure des forêts sur les émotions
> le second qui propose une réflexion sur le langage, les milieux et la facilitation (éléments que j’ai repris ensuite ici ou là dans le traité Socioculture)
> le troisième qui partage un certain nombre de ressources qui peuvent être utiles à tou-te-s pour certaines, même si c’était d’abord dans l’idée de partager ça avec le réseau de co-facilitation en écologie profonde (un champ qui se prête mieux à l’expérimentation collective et au partage en équivalence qu’à la formation traditionnelle, à mon sens, en passant – et même le mot d’animation n’est pas vraiment juste, sans doute, pour un chemin où l’on a surtout besoin d’être accompagné-e – ou parfois, guidé-e).

Au risque d’avoir l’air d’insister, je partage de nouveau ici enfin le document « 5 principes d’un rapport sain à l’émotion », qui résume des théories dont la juste compréhension me semble indispensable pour bien accomplir cet ouvrage.

* En voici une autre, brève aussi, qui reformule des éléments du site de Terr’éveille.

Le travail qui relie (the Work that reconnects) est un ouvrage en groupe permettant d’écouter nos sentiments desespoir ou d’impuissance face à l’ampleur de la crise écologique et sociale. Il allie les dimensions corporelles, émotionnelles et spirituelles à notre compréhension rationnelle du monde et à notre implication dans l’action. Les exercices pratiques et les expériences qu’il propose nous aident à transformer notre inquiétude en engagement créatif. Il contribue à l’émergence d’une « éco-conscience ».

À noter que l’ouvrage qui relie consiste globalement à accompagner le passage du niveau vert au niveau jaune de la spirale dynamique… mais il ne s’attaque pas toujours très directement à ce que Ken Wilber appelle la « boomerite », d’autres l’égo spirituel ou le sentimentalisme.

Ressources de reliance (écologie profonde #3 / critikreso #1)

Bienvenue, congénère !
Je partage ici quelques ressources qui peuvent servir la reliance, et plus spécifiquement l’animation du Travail qui relie. Dans ces temps de trouble, notre réseau des tempêtes a tout intérêt je crois à se consolider et à s’approfondir, à se faire confiance et à se critiquer avec sagesse, à s’inspirer de pleine conscience (« vipassana », soufisme et autres) mais aussi et surtout de co-écoute émotionnelle et de justice restaurative (sans parler de tous les cercles et réseaux qui peuvent contribuer à nos systèmes de soutien, de l’équipe de foot du village au mankind project ou aux colibris, en passant par la Zad du coin et ).

Ce texte est une reformulation d’une traduction de Jonna faite par l’équipe de Terr’eveille (qui ont aussi mis en ligne une bibliographie étoffée) : Principes fondateurs du Travail qui Relie 3 (… l’image n’est peut-être pas libre de droits, désolé ! et en plus elle est peut-être trop sexy ? Je la corrigerai à l’occasion !)

Ici, j’ai reformulé la même source, transmutée par Roseaux dansants puis revisitée à l’aune de la co-écoute : 5 principes d’un rapport emotion (et c’est ce texte aussi qui est dans l’annexe « états et équilibres fondamentaux », et dans le chapitre 2 j’approfondis ces processus émotionnels plus en détail, en présentant en particulier le lien très particulier qu’il y a entre la peur et disons « l’amour », ce qu’est en fait la joie et les risques qu’il y a avec ça*)

La partoche et les paroles de la danse de l’Orme (pour d’autres danses chantées en cercle, voir les danses de la paix universelle), audible ici (je sais pas comment la partager en téléchargement sur wordpress…) :

Trois textes bienvenus à partager en atelier : le conte « Le Cinquième rêve« , le message d’un Hopi Elder, et la « 3ème Revolution » de Fred Vargas. Entre mille autres bien sûr, mais bon.

Des citations inspirantes à scotcher / patafixer aux murs des toilettes sèches de la salle de travail (pour une fois j’ai mis un .doc, pour que tu puisses en rajouter facilement dans le même format), et la chouette infographie de Tatoudi sur l’écopsychologie.

Et enfin deux docs en anglais qui peuvent servir pour les facilitateur-ice-s : des bonnes questions préalables à se poser (et qui peuvent aider à formuler celles qu’on propose aux groupes) et un petit check de compétences.

Enfin, ci-dessous un extrait de la fin du traité Socioculture, qui parle du réseau de facilitation en Travail qui relie.

TQR CNV avril 2020 visuel

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… pour penser, rêver, décrocher des ordis ?

Beaucoup d’infos circulent.

Dans les deux derniers articles, j’en ai relayé certaines qui me semblaient avoir du sens.
Ci-dessous en bas, je colle de nouveaux quelques liens auxquels j’ai jeté un oeil et qui me semblent plus ou moins intéressants. Je ne valide pas tout, einh !

Et mais d’abord, je partage le message relayé par un ami clown Camille, qui nous rappelle de ne surtout pas trop nous noyer dans les infos. Lire la Suite