Systèmes restauratifs & justice transformatrice institutionnelle
Pour simplifier, on peut dire que la « justice restaurative » désigne deux approches sœurs quoique distinctes :
– l’une est partagée par des associations, avec le soutien de l’état, au sein de la justice pénale ;
– l’autre, qu’on appelle en général plutôt « systèmes restauratifs » ou autrement, est construite par et pour des « communautés ».
Ces deux approches et d’autres sont rassemblées en français sous le mot « justice réparatrice » et on peut préférer parler de « justice transformatrice« . Dans tous les cas, il me semble qu’un système de justice se doit d’être consciemment institutionnel, c’est-à-dire de questionner ses intentions et son organisation dans un mouvement critique partagé avec tou-te-s ses acteur-ice-s de façon continue et évolutive.
Ce n’est évidemment pas toujours le cas.
J’ai écrit bien des articles dans ce blog sur cette thématique qui me semble importante… En voici quelques-uns :
- Une présentation générale des principes des cercles et systèmes restauratifs
- Une vue générale des tensions qui traversent les collectifs humains
- Des propositions de définitions concernant la conflictualité
- Des réflexions sur la responsabilité et le pardon
- D’autres sur la lutte, le dialogue et la violence
- Une petite méthodo simple…
Tout l’onglet SociocultureS, ce traité et ses annexes contribuent aussi plus ou moins directement à l’élaboration de systèmes et de communautés régénératives. Certes en un sens, c’est aussi le cas de tout le savoir et de toutes les pratiques humaines.
Plus pragmatiquement, la gestion des conflits au sein des communautés engagées vers un nouveau paradigme me semble être une des (neuf) principales voies de construction de la paix sur terre (cf. « fondations/chassis » dans cet onglet).
Ainsi je continuerai à partager ici ces prochains temps mes trouvailles en la matière. N’hésitez pas, aussi, à partager avec moi les vôtres – et/ou vos questionnements, d’ailleurs (une bonne question est déjà lumière).

