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Dragonner : parler avec les jedis-dragonNEs

Cf. http://www.toupie.org/Dragonne/index.html : merci les cousin-e-s !

Quatre nouvelles contributions à cette possible « langue de feu », tiens :

– egosystème : l’ensemble complexe des différentes « parts de moi » distinctes du Soi qu’est la pure présence / l’observateurice – et qu’on explore en IFS, auto-empathie, voice-dialog et autres approches holistiques

– la carosse ou le coresse : une caresse qu’on se donne à soi-même pour se faire du bien. Moins génito-centré·e que ”masturbation”, idem aussi et plus tendre, jouasse et assertif surtout que ce qui ”branle“ et sans la connotation morale ripoute de l’onanisme… plus spécifique enfin que l’auto-érotisme qui ne désigne pas une pratique particulière, et peut laisser penser qu’on va utiliser un artefact industriel par exemple – alors que les carosses et les caresses sont touTEs naturelles et toujours singulières – comme le plaisir qui n’est jamais deux fois le même.

– Relieur / relieuse : il ne s’agit plus tant (il n’est plus temps même ? cf. l’ocral et l’érit et trucs du genre…) des couvertures d’un livre à embellir que des idées et des réseaux à relier, à l’heure des intelligences collectives – encore qu’il soit utile parfois d’écrire à 4 mains – gauches ou dextres peu importe – voire plus, comme dans les ateliers de l’antémonde.

Un·e relieureuse en l’an 01, c’est ce que dans les seventies on appelait unE « marginalE sécantE » : une personne qui traverse sinon tous du moins pas mal de différents milieux, du business au psychosocial, de l’éduc’ pop’ à l’éduc’nat’, de la Culture aux sous-cultures, du militantisme au new age en passant par les souterrain·e·s, les ghettos et les lieux & institutions publicQUEs de son territoire. Forcément, à croiser tant de mondes, iel n’est plus d’aucun. L’appartenance à la dérive, à part tenu partout, jamais franchement in ni complètement out, iel butine ou papillonne selon les circonstances. C’est le profil-type de la ”facilitation collective”, même sans le vouloir et sans s’être forméE pour ça… du moins, lorsqu’iel ne sombre pas dans la déprime et qu’iel ne fonde pas une terrible communauté désirante ou consciente.

– Dynacritique : en situation de crise réelle*, l’intelligence doit se faire agile. La critique ne s’embarrasse plus de formes de contournement, elle peut être directe. Pas de « non-jugement » (un peu une absurdité intellectuelle au fond), mais des opinions circonstanciées, des points de vue nuancés, des théories explicites, des interprétations prudentes, pas de suppositions inutiles, pas de conseil sans consentement ni de sentiments dans l’ombre, et rien de binaire. Une dynacritique intègre autant que possible les principes de la tendresse et de la non-violence, et en particulier la nuance subtile mais fondamentale qui existe entre « bienveillance » d’une part et « contrôle » ou « foutaises » d’autre part : le même type d’ajustement qu’il y a entre une corde de guitare bien tendue et celle … qui tire un peu en haut ou en bas, frisant plus ou moins subconsciemment la dysharmonie. Sans parler de celle qui risque de rompre tant elle est branchée suraigüe. Quant à la mollesse – où plus rien ne résonne – elle n’est plus de mise non plus, désolé ! L’infrabasse et les ultrasons sont atteignables, mais pas à la guitare. Nous ne ferons pas de drame en dynacritiquant, en principe : si tu te sens choquéE … pourvu que ça joue !? Ainsi disons-nous-les simplement, les états-là, et franchement surtout « lâchons-prise » sur ce que ça nous fait, et voilà ? En restant poliEs einh, et sans nous taper dessus ça va de soi.

Ailleurs sur ce blog, il y en a bien d’autres encore, des nouvocables – comme aux détours de toutes les conversations, et pas que puisés d’outre-Manche, ach ! Parfois conceptuellement fécOndantées. Récemment échuter ou confutéir par exemple : issues des sociocultureS en émergence quand ielles ne sont pas recrulminées de chez Alain Philippe Sonia ou quelque autre hypercréatiVife. EtséTerra.

* la Crise, ouais c’est la crise… pas celle qui dure depuis 40 ans vous savez, mais celle qui se manifeste pour de bon … maintenant, comme le ”changement” !
Au fait, tu savais que l’étymologie de « réalité » était la même que « république » : res, chose, matière ? Pas étonnant que nos réels soient souvent collés aux planchers… vive les vaches, mort aux vaches :°)

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