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Danser la Paix !?! Critikreso #4

Pour qui ne me connaît que par ce blog, attention c’est un petit coming out : en plus d’être hétéroflexible et sapiosexuel, guru-clown-bénévole et sociépathe-en-conscience, je suis aussi… roulement de tambour… « Guide de danses de la Paix Universelle en émergence ». Eh oui, c’est comme ça qu’on dit dans le réseau. Cette « critikreso » reprend comme les autres un passage de la fin du traité Sociocultures en lien dans l’onglet, en le corrigeant à la marge. Bienvenue pour commenter et/ou enrichir encore !

La façon dont se structure le réseau des Danses de la paix universelle (DUP) est inspirée des traditions spirituelles dont il est issu (le soufisme en particulier). En ces temps où l’on s’inquiète d’islamo-gauchisme (plus que capitalo-fascisme ?), c’est un endroit d’apprentissage qui mérite d’y jeter l’œil. Des chrétiens pourraient parler d’œcuménisme, des sociologues de synchrétisme… les danseur-euse-s parlent surtout d’amour et de compréhension.

Trois organisations parallèles coexistent en fait autour de ces danses : un réseau d’associations (plus ou moins) formelles qui s’adaptent aux législations en vigueur dans leurs différents pays et qui sont librement gouvernées par les personnes concernées, tout en étant référencées sur le site international par l’association-source américaine (dont les statuts et les compte-rendus de réunion sont en ligne – et qui m’ont offert mon adhésion 2020 quand je leur ai dit que j’étais trop fauché au printemps pour renouveler mon annual fee), et deux réseaux de personnes physiques qui se recoupent en partie, les guides (et / ou musiciennes, depuis peu de plein pied dans la gouvernance comme dans l’ouvrage) d’une part et les danseur-euse-s en général d’autres part (dont guides et musiciens font la plupart du temps volontiers partie aussi, bienheureusement).

De ces deux réseaux parallèles qui se recoupent pourtant, celui des guides et des musicien-ne-s est très formel, systématiquement articulé par des liens symboliques forts : mentorats et co-mentorats ne se soucient pas des frontières et des lois en vigueur, tout en suivant leurs propres procédures officielles et surtout leurs organicités*. Ils réunissent dans l’ouvrage des fratries / sorories (« adelphies » même) qui en grandissant savent aussi être critiques, en général avec bienveillance – mais qui sont surtout des cercles de partage et de soutien.

De tels liens sont à la fois simples et surs, parce que « sacrés ». Ah, mais que veut dire ce mot qui en réactive plus d’unE ? eh bien ce sera le sujet d’un prochain article peut-être. Pour moi, ça veut juste dire quelque chose comme « vrai et bon », comme un caillou ou un plat cuisiné par un-e ami-e (même s’iel crame :p)

La famille des danses au sens large est quant à elle, à l’inverse, un réseau presque parfaitement informel (si l’on excepte les mailings-lists) – mais lui aussi très inclusif et international. On peut trouver sur les sites DUP de nombreux contacts dans un grand nombre de pays du monde, y compris le Sri Lanka, le Pérou, l’Iran ou la Bosnie. Les « guides » que j’ai rencontré-e-s développent en général un style de leadership (cf. section 5.1 du traité) bien distinct du genre qu’on pourrait appeler « maître spirituel »1 (voire déconstruisent activement cette posture, parfois), et laissent la place aux initiatives qui vont dans le sens de la paix… mondiale disons, pour commencer ! (Un bon chemin d’Unis-vers-Elle… non ?) (attention ça continue après la photo einh :^)

De nombreuses autres pratiques s’avèrent d’ailleurs compatibles, bien sûr, avec la pratique de ces danses chantées en cercle et des autres exercices méditatifs qui les accompagnent de base (marches, respirations, canalisations élémentaires…) Les « simples danseur-euse-s », aussi soutenant-e-s qu’iels puissent être tout de même, n’ont jusque là pas été ni fortement demandeur-euse-s ni fortement incité-e-s à rejoindre l’association française, mais c’est depuis quelques mois possible et bienvenu : allelujah ! L’asso intègre, de mieux en mieux sinon de façon exemplaire, les principes de la « gouvernance partagée » ces plusieurs années, dans une recherche de cohérence.
Comme partout, la cohérence ne va certes pas toute seule (cf. section 5.2), mais elle va toujours dans le bon sens : comme un chant du cœur vers la bouche, en passant par les ventres les cerveaux et les mains parfois.

1 Des exceptions peuvent être liées à de doubles casquettes : DUP et par exemple un ordre soufi, Inayati ou Ruhaniat international… et même là, elles ne sont pas systématiques.

* Bien sûr, il y a là des marginal-e-s, des déviant-e-s et autres opposing-borderline, en-dedans et en-dehors de l’institution officielle.

** Ça n’a rien mais alors rieeenn à voir avec le sujet de cet article, sinon que ça équilibre peut-être quelque part le spirituel et le politique ? En tout cas je vous recommande la lecture de cet autre blog : http://www.ardeur.net

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