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Stade « ombre et brouillard »

Où en sommes-nous, de cette incroyable actualité ?
Une amie croisée tout à l’heure me dit « oui l’époque est un peu bizarre einh ? » et quand je lui réponds « – un peu seulement, tu trouves !? » je crois voir passer dans ses yeux – fugitivement – une ombre : la peur… Cette ombre-là, partout. Et là où elle n’est pas : incertitude, brouillard. Nous pouvons garder toute confiance dans les horizons, mais ils ne sont pas clairement dégagés encore.

En bas de cet article, je mettrai quelques liens qui me semblent constituer des balises utiles.
Avant ça je risque quelques hypothèses… prudemment ! ma première intention est d’y voir clair, je tatonne, je partage des impressions pour les éprouver avec toi lecteur-ice : tes retours sont bienvenus ! La méta-intention est toujours de contribuer à la paix et à la conscience, et si ici ou là j’y nuis dis-le-moi je t’en prie.

J’ai vu passer une affiche en russe hier « Covid-dissident », avec Poutine qui joue les désobéissants… Fake ? en tout cas, après Trump et ses promesses armées de libération des peuples du monde qui rappellent le saint discordiant empereur Norton… Ou les gens de ce « Comité national de transition » auto-proclamé, qui viennent aussi nous affranchir du joug de la république avec des rangers vert pomme… Bien des bonnes gens se rallient sans trop réfléchir et faute de mieux – vite fait, sur les réseaux sociaux surtout – à toutes les prétendues alternatives qui cherchent à « faire peuple » mais qui n’offrent rien de crédible en fait, face au totalitarisme marchand de plus en plus ubuesque aussi avec son épouvantail médiatico-sanitaire et ses contradictions.
Autant les réactions populistes ne me surprennent pas trop, autant cette vitesse à laquelle nos bons vieux états sont devenus des caricatures de science-fiction, si manifestement contraires à ce que je pensais être la démocratie : je retiens mes bras. Même Télérama s’en est ému ya pas longtemps, mais ça fait des semaines que ça te crève les yeux, Œdipe : ton règne avait des fondements pourris, l’inceste et le meurtre – et la manipulation des informations au service d’intérêts particuliers, bon certes là : rien de nouveau.

Mais cette dualité-là est nouvelle, elle : mondio-capitalarmiste-fascistoïde versus conspi-sauveurs-opportunistes !? Et les panislamistes ou les new-agers n’auraient plus qu’à compter les points !?! Vertige. Tandis qu’Arte revisite les classiques bien au goût du jour, Alain Damasio abandonne l’anticipation pour la chronique des temps présents et comme dans les Furtifs certains prémisses d’autonomie se font jour dans des municipalité de toutes tailles en tension avec leur propre État… en même temps que les Gafam affirment leur emprise. C’est le moment de rediffuser partout la Commune en présentiel !
Pour ne pas nous retrouver piégé-e-s solos derrière nos écrans… C’est pas encore gagné de poser sa roulotte au premier coin de champ, mais c’est en cours quand même. La guerre se poursuit informatiquement aussi, et les pilules rouges de la résistance se soldent dans les milieux les plus divers. Comme dans la Belle verte – mais plutôt en même temps que le grand Boycott – il y a une phase de grands procès qui est en cours, au nom des peuples ou du Climat… avec ses possibles victorieuses batailles juridiques, et son sens profond (n’en déplaise à certains).
Pour passer du « paradigme vaccinal » au « paradigme co-immunitaire »*, avec tout le bouleveresement du rapport à la mort (et donc à la Vie) mais aussi aux Communs (et donc au public et au privatif) que cela implique, l’émancipation globale s’affirme ou se cherche, les nouveaux récits s’écrivent en live, fragiles, fiers, inouïs, sans captation trompeuse, de retraites en archipels

Encore une fois einh, je ne suis pas du tout sûr de bien comprendre ce qui se joue – entre le mélodrame et le grand-guignol – et ça m’aiderait de lire vos lumières ! Agir localement, si on reste sur les mêmes lignes ça me semble assez facilement jouable – mais penser globalement alors là… Et une tension peut se manifester alors : car c’est quand même en gardant la conscience de l’ensemble que nos priorités d’ici s’ajustent.
Je peux bien sentir ce avec quoi je m’accorde ou non dans les discours et les postures des personnes alentour, mais ça demande de la présence einh ? De discerner les ombres dans le brouillard**, de garder les bons caps malgré les obscurités floues.

Il me semble intéressant d’aller écouter et de partager ces ressources :
– la philosophe Ariane Bilheran démontre en quoi nous sommes face à une dérive totalitaire (plutôt que seulement autoritaire), fondée sur un genre de psychose paranoïaque sociétale.
– le docteur Christian Vélot explicite très pédagogiquement les diverses technologies vaccinales – et les risques sanitaires liés aux nouveaux vaccins géniques.
– la députée verte Michèle Rivasi explique comment ça se passe avec la commission européenne et les labos pharmaceutiques – ouuhh, eh bah c’est juste dingue ça !
– sur France inter (après la confrontation journalistique classique sur l’actualité), Barbara Stiegler philosophe itou nous aide à nous engager intelligemment « en » pandémie – prenant le mot comme une réalité plus psycho-économique que médicale (-> « Syndémie« )…
Il y a aussi des choses qui me parlent – davantage encore parfois – dans ce que disent Louis foucher ou Aurélien barrau, Jean-dominique michel ou Baptiste morizot, Didier raoult ou Arthur keller… mais bon, allons-y piano.
Besoin de garder la tête froide, les pieds sur terre. Pour les statistiques, ya ce site qui vaut ce qu’il vaut***. La pensée scientifique, la critique sociale, la diversité journalistique et la conscience émotionnelle : tout cela est bon quand on s’en sert pour le mieux.
Et le 1er février – dans quelques jours – ce peut être une étape significative du mouvement d’insurrection auquel nous contribuons depuis pas mal d’années… mais surtout c’est Imbolc depuis plusieurs civilisations : toujours le début d’une saison de renouveau.

Alors allez… ouvrons l’œil : le bon !

* Je développerai un jour peut-être une vision de la santé publique qui s’appuie davantage sur le collectif que sur l’individu (stade vert sain de la spirale dynamique vs actuellement : un orange assez malsain parce que teinté de bleu irrationnel). En particulier, en cas de risque avéré de contagion et comme dans le roman de Camus : des quarantaines collectives (échelles du dispensaire, du hameau ou de la cité) avec des liens sociaux forts, permettant de développer des stratégies collectives là aussi d’immunité / de guérison, de préserver le bien-être psychique tout en développant le sens politique. Associé à cela, un libre choix individuel, souverain et informé sur les stratégies – technologiques ou alternatives – de soin et de prévention.

** le scénario du film de Woody Allen vaut le détour !

*** J’ai déjà partagé cette blague des trois types de mensonges : les petits, les gros et les statistiques. Les tests ne disent pas grand chose et il y a des morts chiffrées covid qui sont juste des morts « avec » covid et liées d’autres causes en fait, etc etc. Ça n’empêche qu’on puisse se servir de ces chiffres – par exemple pour répondre de façon informée à des discours qui s’appuient là-dessus : les taux de rémission par exemple ou les comparatifs entre pays selon périodes et politiques, chiffres qui quoique très relatifs peuvent constituer des indicateurs pertinents si on ne les prend pas pour argent comptant et qu’on veille aux biais de mesure et d’analyse.

4 Commentaires Poster un commentaire
  1. suziegroove #

    Bon article, et surtout bon titre. Oui, cette dérive totalitaire fait peur, d’autant plus que l’espace public ayant disparu, il devient presque impossible de s’organiser collectivement, de partager nos idées, de rencontrer des personnes qui ne pensent pas comme nous.

    27 janvier 2021
    • suziegroove #

      Je me demande aussi comment vous avez fait pour vous procurer La Commune ?

      27 janvier 2021
    • Merci pour le retour suziegroove !
      Heureusement, bien des rencontres et des partages nous sont encore possibles – au moins localement – de même que la désobéissance.
      Sur la peur, j’ai beaucoup écrit par ailleurs einh, si le sujet vous intéresse. Dans Sociocultures et plusieurs des articles de ces dernières semaines, dont un qui a été repris et amélioré sur murmuredesforets.fr.
      Quant au film de Peter Watkin, j’ai juste tapé trois mots sur Lilo (^; et j’ai cru voir en passant qu’il était intégralement sur youtube aussi même ! Pourquoi se priv(atis)er ^^ ?

      28 janvier 2021
      • suziegroove #

        Super ! De la lecture et un visionnage en perspective ^^

        29 janvier 2021

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