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Comment ça pense en moi

Consciemment

1 – Intuit’ : la pensée pointe – tout est déjà là, en un instant, mais je ne sais d’où cela vient. Parfois couleur terre de feu, parfois nuageux, etc. Différentes sources d’instinct et d’intuition, de corps et d’âme, nourrissent ces étoiles qui peuvent rebondir les unes sur les autres en cascade. Quelle noosphère, quel cieux, quels enfers l’influencent ?

2 – Idée : la pensée se déroule – ça se dit ! Avec sa voix singulière, déroulant aussi la couleur. On y voit plus clair sur les champs de familiarité, les horizons et les perspectives, les causes et les conséquences potentielles…

3 – Réflexion : la pensée s’habille, s’ajuste, se dialogue, se vérifie – d’autres voix reprennent l’idée et la transforment, la comparent, l’enrichissent, la modifient. Parfois un théâtre soudain se dresse tandis que d’autres surgissements se tissent à leur tour et parviennent au même stade : procès ou fantaisies, joie de la pensée qui joue, désir d’écrire, de retenir ? Ne pas oublier… répéter… et bim :

4 – Rumination : la pensée dégénère, s’enraye, s’engramme, tourne en boucle – plus de dialogue, mais une litanie. Dans la salle tout le monde s’ennuie. Fin du cycle proche si l’on en arrive jusque là – devenu rare pour les idées de mots, encore courant pour les ritournelles et ponctuellement des images – d’autres voix la font taire et l’enterrent dans les souterrains.

Inconciemment

1 – Méta-croyances : de très vieux enfouissements qui modèlent ma perception du Réel, des autres et de moi-même à des endroits où je ne me rends même pas compte qu’il pourrait y avoir quelque chose. Sauf parfois, au détour d’un vertige, au bord d’un gouffre, la possibilité d’un basculement.

2 – Profondeurs : en regardant avec attention le canevas de ma vie, ou parfois au terme – ou à l’acme – d’une aventure de chair, de cœur ou d’esprit, je distingue une silhouette incroyable, mythique, inaccessible pour l’essentiel et aussitôt ça balbutie : « C’est en moi, ça !? Est-ce possible ? »

3 – Ombres et subterfuges : ce n’est pas loin de pouvoir émerger, mais dès que j’y porte mon attention, ça s’esquive en mode furtif – peurs, orgueil, gloires honteuses, résonnance fantôme, etc. Ce qui soutient la personnalité dans ses bizarreries. Parfois j’arrive à saisir quelque chose, mais souvent alors ça se fige, une part s’est échappée.

4 – Distractions : si je regarde avec attention, je vois aussitôt de quoi il s’agit. Comment est-il possible que ça m’ait échappé ? Telle pensée, telle affection, est-ce possible qu’elle fût là tout ce temps sans que je l’ai regardée ? Cet acte, cette parole, comment j’ai pu manquer d’en voir l’intention et de la retenir – ou au contraire, pourquoi ne pas l’avoir accomplie autrement mieux en conscience !? Bah ! parfois ce fut parfait ainsi.

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