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Voyage pour la paix des peuples

Il a démarré… à voir jusqu’où il ira en vrai (^;

L’intention de se voyage est – comme toujours – de relier les dimensions :

Po et Zie ô
joies et misère !
Politique et spirituel :
quotidien, merveilleux, où ?
Pensée, silence et mouvements –
> NomadeS, sédentaires et intermittentEs ;
révolutions tranquilles, mutation stupéfiante et transition joyeuse,
yesterdays qui chantent, lendemains qui observent et surlendemains qui jouent, luttent ou prient.
Logique de projet, folles dérives et intuitions rationnelles !
Cassoulet vegan et couscous local #et
*temps & présence* /
Arbres et nOUS
et cœtera

Et on ira comme on pourra, seul-e-s ou en meutes, vite ou lentement, tout droit ou en mille détours de boucles emmêlées pliées et pleines de vies
… mais seulement à pied ou en caravane, en mulet et en autobus, en transports doux aussi – ou adoucis par l’amour de l’enfance et l’attention à tout. Si … ?

Attention, tout ce qui suit est à lire de bas en haut si on veut respecter l’ordre chronologique, et dans l’ordre habituel si on veut commencer par ce qui est le plus récent (en mode blog quoi :°)

L’aventure continue
Retrouvailles possibles encore – mais plus guère à l’Aronde en sa révolution … un prochain atelier de Murmure des forêts peut-être ? ou du côté de l’atelier des cuillers ? … jusqu’où irons-« nous » un jour vers le sud ou l’est ?

hmm… peut-être pas jusque là ? source : Vous n’êtes pas seulEs

Le chemin se trace en marchant / roulant / cahin-caha / devisant de concert / improvisaillant avec les circonstances, les possibles rencontres, les probables engagements et les nécessaires retours. Des lieux collectifs du coin ou d’un peu plus loin (Aerium ?), des bouts de pèlerinages (Tro Breizh ?), voire des rencontres à distance pour soutenir toute formes de vie.

Et au-delà Damanhur ? Marinaleda ? Athènes ? Syracuse ? La via francesina ou le caminho francese ? les vieilles montagnes et forêts sauvages (Europe orientale) ? l’Occident et ses mystères (Afrique septentrionale) ?

En tout cas, sur les sentiers de l’utopie, c’est pas les lieux collectifs et les réseaux qui manquent… Cf les diverses groupes fb listes et cartos Colibris en Transition pour de bon et autres hameaux légers, lieux de soutien, lieux spirituels yen a plein ! Sans même compter les compils photographiques & les lieux éphèmères, les trucs pas bien référencéEs et les futur·es émergente·s. Il faudra bien passer voir l’Arche, Ecoravie, Terra et Longo-maï entre autres familles arc-en-ciel et même si on ne pousse pas jusqu’à Zegg même…
On va pas s’ennuyer – ou alors, juste le temps de réapprendre -encore- à ne rien faire, juste être.
On va pas se perdre non plus – ou alors, seulement pour mieux nous retrouver.

L’shana haba’ah b’Yerushalayim ? Inch’Allah ! en dansant aussi avec « l’actualité » que d’aucunEs n’hésitent plus à appeler comme naguère « le contexte » ou plus franchement « le capitalisme ».

JULY 6: Belarusians dance around a campfire on Summer Solstice (Sergei Grits/Associated Press)

Août 21
Ma maman a renoncé à vivre centenaire et a tiré sa révérence. Le lieu collectif est à vendre… et je déménage en un nouveau pays avec la famille à recomposer, le livre-service et l’atelier au complet. Sans parler des bazars sanitaires… Avec tout ça, bon : le voyage fait une pause : peut-être que c’était pas tout à fait mûr, dans ma vie ? Rendez-vous en avril 2022 ? D’autres mouvements d’ici-là ? à suivre, on verra.

Juillet 21
Mon aventure s’intériorise autour du solstice.

Même si je continue à fêter collectivement la tendresse (comme à la Guette chez Yveline et Alexis) ou à danser la paix universelle à la Maison autonome,
même si la réflexion partagée se poursuit dans un théâtre forum avec Naje et le réseau Ensemble égalitaire ou dans tous les carrefours,
même si les actions pour le renouveau continuent à se tisser, entre la marche pour demain, bien sur terre et toutes sortes de mouvements plus immédiats et plus locaux, de co-écoute ou de jardinage…
Mes perspectives changent de couleur, avec cette actualité si complexe et choquante que nus vivons.

Et puis, je déménage. Je rejoins la campagne et un pays où trouver davantage d’autonomie peut-être. Impression que la saison veut ça, même si c’est l’été : je sens en moi un hiver qui me fait du bien, qui se pose enfin.

Juin 21
Pour la paix-avec-un-X-là, à l’approche du solstice, sous la chaleur du zénith, il semble que le voyage se ralentit… jusqu’à s’immobiliser ? Naaan, ya encore pas mal de mouvements quand même !

Par exemple, le MKP a repris ses activités (notre groupe local non-mixte n’avait jamais arrêté lui), et c’est un frère guerrier qui a commencé à me raconter ses balades en compagnie de sa compagne sur les pèlerinages d’Italie et dans les fermes Suisses – à défaut de pouvoir pénétrer au Portugal, que ce fut par le Nord ou le Sud. Ahh les directions !
Chez nous aussi, où la famille se recompose doucement, on envisage à présent de partir en ensemblage, à l’horizon. Le voyage pour la paix des peuples prendra-t-il une autre envergure au 1er avril 2022 ? ça se pourrait… en tout cas d’ici-là le voyage intérieur s’approfondit tandis que mon carosse et mon organisations persos s’entrainent chaque jour un peu plus au semi-nomadisme.

Tandis que j’apprends l’ourdissage et que je commence à regarder – non sans un peu d’appréhension – les dates des marchés d’été dans mon premier périmètre d’errances familières déjà, j’ai lancé l’impression d’un nouveau livre de poèmes vagabonds, et commandé chez Terra Libra des parfums et des mannes du monde entier !
C’est aussi ça le voyage ainsi oui : ne pas bouger, ressentir juste, se laisser emporter au fil de l’imaginaire et des cultures. Accueillir ! se faire envahir même pourquoi pas ? Les vraies rencontres, ya que ça de vrai.
C’est bien joli de faire la paix tout-e seul-e, mais c’est encore plus beau en compagnie…

Alors merci l’EZLN, merci les Hameaux légers, merci les danseur-euse-s de rue et les mouvements authentiques, merci les théâtres vibrants de présences autres qu’humaines, merci les soutiens phénoménologiques ou naturopathiqu-es et merci merci surtout, les ami-e-s !

Mai 21
Suite du voyage ce 1er mai, fête des travailleur-euse-s et journée de manif’ – mais tourner en rond dans les rues des villes, pourquoi faire ? Nous sommes parti-e-s manifester notre amour de la vie dans la campagne. Pas n’importe laquelle !

À Concoret, où se concentrent les alternatives en bordure de la forêt, le 1er mai est aussi une tradition de partage : artisanat & régalades écolos, réseau local, émergence, etc. Mais puisque le « marché du 1er mai » était de nouveau reporté, on a proposé un « 1er mai marché ». Après un chouette repas partagé sur les pelouses de l’église, voilà une petite équipée de la paix qui est allée goûter au bord d’un ruisseau.

Ce soir-là, on a pas encore réussi à vivre la première fête de la paix des peuples, mais on a eu la joie d’être rejoint-e-s dans un cercle de danses par tout un collectif – après la causerie avec le voisin, écoconstructeur lui aussi – de sorte qu’on a célébré Beltaine avec force ! Puissent toutes nos entreprises émergentes en cette belle saison se réjouir de pareilles convergences.
Le chemin de mai se poursuit – 150 ans + tard la même rage, le même espoir – de refuges en maisons collectifves, de mouvements sacrés et profanes en images & paroles engagées

Avril 21
Le début du voyage s’est bien passé.
Après le lancement ci-dessous, il y a eu plusieurs petites boucles de test en avril, et en particulier de grands chantiers terre à Languédias et un tour de la forêt de Brocéliande, qui nous a mené entre autres à l’incroyable église de Trého, à l’ancienne crêperie de l’Aff au bord du camp militaire de Coetquidan, à la Guette bien sûr et à la rencontre de pas mal d’ami-e-s qui développent de chouettes activités littéraires maraichères & cantinières, épicières & solidaires, etc.

Voilà plusieurs années que j’avais prévu que ça démarrerait là, un 1er avril, comme un poisson qui rejoindrait quand même vraiment la mer – eau ren-versée – pour une nouvelle ère… alors le 31 mars, nous étions ben là tou-te-s deux, alors que l’heure du couvre-feu approchait, à cheminer pieds nus ou sandalés vers cette flèche de pureté là-bas, ya Qahhar ! invincible bastion, puissance de la Déesse, Mikhaïl ! Ouais !
Après le mont Saint là – où la beauté de l’office de l’aube m’a fait pleurer une fois encore – nous sommes allé-e-s en Anjou – en passant par la Zad – par erreur d’aiguillage depuis Rennes, ça ! histoire de tailler les crayons de couleur de la Noë verte, où la conserverie continue à chercher des fonds.

Du côté d’Angers nous avons retrouvé des ami-e-s dans deux lieux collectifs, un qui n’a pas vraiment pignon sur rue mais qui est vraiment sympa, et l’autre qui l’est tout autant dans un autre style (le blog du Village Troglobal n’est franchement pas très à jour mais on s’en fout). On y reviendra peut-être pour éprouver encore les fêtes de la paix ?
Puis nous sommes allé-e-s fêter Pâques dans la famille !
Et au retour de cette première petite boucle, on est passé dans un autre lieu encore où deux amies vivent avec deux enfants à mi-temps, l’une en mobile-home et l’autre en dome. Elles partiront bientôt, la place sera libre en haut de la colline ! Mais le trampoline king-size et la carlo cuisine s’en iront aussi einh : restera juste la belle vue et le voisinage, le soleil et les tempêtes.

Pour bien s’en rappeler quand même, un ami (mec cis mais queer aussi sur les bords) l’a poqué juste au-dessus de son interphone (^;
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