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Voyage pour la paix des peuples

Il a démarré… à voir jusqu’où il ira en vrai (^;

L’intention de se voyage est – comme toujours – de relier les dimensions :

Po et Zie ô
joies et misère !
Politique et spirituel :
quotidien, merveilleux, où ?
Pensée, silence et mouvements –
> NomadeS, sédentaires et intermittentEs ;
révolutions tranquilles, mutation stupéfiante et transition joyeuse,
yesterdays qui chantent, lendemains qui observent et surlendemains qui jouent, luttent ou prient.
Logique de projet, folles dérives et intuitions rationnelles !
Cassoulet vegan et couscous local #et
*temps & présence* /
Arbres et nOUS
et cœtera

Et on ira comme on pourra, seul-e-s ou en meutes, vite ou lentement, tout droit ou en mille détours de boucles emmêlées pliées et pleines de vies
… mais seulement à pied ou en caravane, en mulet et en autobus, en transports doux aussi – ou adoucis par l’amour de l’enfance et l’attention à tout. Si … ?

Attention, tout ce qui suit est à lire de bas en haut si on veut respecter l’ordre chronologique, et dans l’ordre habituel si on veut commencer par ce qui est le plus récent (en mode blog quoi :°)

L’aventure continue ! rendez-vous possibles :
… entre les chantiers à l’Aronde en sa révolution ! et les ateliers de Murmure des forêts, les retrouvailles en Bretagne et au-delà ou … à distance … quelques carrefours envisagés :

Le dernier week-end de mai à la Guette en Beauvais (Paimpont), c’est la Fête de la tendresse !
Le 1er juin : Rencontres restauratives prévues… puis à voir, mais non loin du solstice on retournera peut-être chez Alexis et on dansera surement la paix universelle à la Maison autonome.
En juillet, on participera à la marche pour demain, entre autres Tro Breizh & vacances d’été… et une célébration anticipée de Lugnasad dans les montagnes !? Après un autre camp de danses par là.
1er août : Sans doute à Bugarach puis vers les lieux collectifs des Pyrénées et au-delà ! Jusqu’à Ste Marie de la mer en passant par Aerium ?…
Septembre : peut-être reprendre le chemin de Compostelle, partie espagnole, en passant voir les AmiElitant-e-s hasta sempre… ou bien revenir en Bretagne encore pour la rentrée, la foire Biozone le week-end du 11, la fête de l’autonomie celui du 25, etc. ?
Octobre- novembre : ouhh, il commence à faire frais. Si on se préparait à aller plus loin au sud ?

hmm… peut-être pas jusque là ? source : Vous n’êtes pas seulEs

J’ai ouï-dire qu’en Espagne ou en Italie on avait pas plus peur du virus qu’en France… et qu’on pouvait passer les frontières en tout cas avec un peu de bonne volonté ! Certes tout demeure incertain.
Le chemin se trace en marchant / roulant / cahin-caha / devisant de concert / improvisaillant avec les circonstances, les possibles rencontres, les probables engagements et les nécessaires retours. Damanhur ? Marinaleda ? Athènes ? Syracuse ? La via francesina ou le caminho francese ? les vieilles montagnes et forêts sauvages (Europe orientale) ? l’Occident et ses mystères (Afrique septentrionale) ?

En tout cas, sur les sentiers de l’utopie, c’est pas les lieux collectifs et les réseaux qui manquent… Cf les diverses groupes fb listes et cartos Colibris en Transition pour de bon et autres hameaux légers, lieux de soutien, lieux spirituels yen a plein ! Sans même compter les compils photographiques & les lieux éphèmères, les trucs pas bien référencéEs et les futur·es émergente·s. Il faudra bien passer voir l’Arche et Longo-maï, même si on ne pousse pas jusqu’à Zegg même…
On va pas s’ennuyer – ou alors, juste le temps de réapprendre -encore- à ne rien faire, juste être.
On va pas se perdre non plus – ou alors, seulement pour mieux nous retrouver.

L’shana haba’ah b’Yerushalayim ? Inch’Allah ! en dansant aussi avec « l’actualité » que d’aucunEs n’hésitent plus à appeler comme naguère « le contexte » ou plus franchement « le capitalisme ».

JULY 6: Belarusians dance around a campfire on Summer Solstice (Sergei Grits/Associated Press)

Juin 21
L’aventure de paix-avec-un-X-là continue… à l’approche du solstice, sous la chaleur du zénith, il semble que le voyage se ralentit… jusqu’à s’immobiliser ?
Naaan, ya encore pas mal de mouvements quand même !

Par exemple, le MKP a repris ses activités (notre groupe local non-mixte n’avait jamais arrêté lui), et c’est un frère guerrier qui a commencé à me raconter ses balades en compagnie de sa compagne sur les pèlerinages d’Italie et dans les fermes Suisses – à défaut de pouvoir pénétrer au Portugal, que ce fut par le Nord ou le Sud. Ahh les directions !
Chez nous aussi, où la famille se recompose doucement, on envisage à présent de partir en ensemblage, à l’horizon. Le voyage pour la paix des peuples prendra-t-il une autre envergure au 1er avril 2022 ? ça se pourrait… en tout cas d’ici-là le voyage intérieur s’approfondit tandis que mon carosse et mon organisations persos s’entrainent chaque jour un peu plus au semi-nomadisme.

Tandis que j’apprends l’ourdissage et que je commence à regarder – non sans un peu d’appréhension – les dates des marchés d’été dans mon premier périmètre d’errances familières déjà, j’ai lancé l’impression d’un nouveau livre de poèmes vagabonds, et commandé chez Terra Libra des parfums et des mannes du monde entier !
C’est aussi ça le voyage ainsi oui : ne pas bouger, ressentir juste, se laisser emporter au fil de l’imaginaire et des cultures. Accueillir ! se faire envahir même pourquoi pas ? Les vraies rencontres, ya que ça de vrai.
C’est bien joli de faire la paix tout-e seul-e, mais c’est encore plus beau en compagnie…

Alors merci l’EZLN, merci les Hameaux légers, merci les danseur-euse-s de rue et les mouvements authentiques, merci les théâtres vibrants de présences autres qu’humaines, merci les soutiens phénoménologiques ou naturopathiques et merci merci surtout, les ami-e-s !

Mai 21
Suite du voyage ce 1er mai, fête des travailleur-euse-s et journée de manif’ – mais tourner en rond dans les rues des villes, pourquoi faire ? Nous sommes parti-e-s manifester notre amour de la vie dans la campagne. Pas n’importe laquelle !

À Concoret, où se concentrent les alternatives en bordure de la forêt, le 1er mai est aussi une tradition de partage : artisanat & régalades écolos, réseau local, émergence, etc. Mais puisque le « marché du 1er mai » était de nouveau reporté, on a proposé un « 1er mai marché ». Après un chouette repas partagé sur les pelouses de l’église, voilà une petite équipée de la paix qui est allée goûter au bord d’un ruisseau.

Ce soir-là, on a pas encore réussi à vivre la première fête de la paix des peuples, mais on a eu la joie d’être rejoint-e-s dans un cercle de danses par tout un collectif – après la causerie avec le voisin, écoconstructeur lui aussi – de sorte qu’on a célébré Beltaine avec force ! Puissent toutes nos entreprises émergentes en cette belle saison se réjouir de pareilles convergences.
Le chemin de mai se poursuit – 150 ans + tard la même rage, le même espoir – de refuges en maisons collectifves, de mouvements sacrés et profanes en images & paroles engagées

Avril 21
Le début du voyage s’est bien passé.
Après le lancement ci-dessous, il y a eu plusieurs petites boucles de test en avril, et en particulier de grands chantiers terre à Languédias et un tour de la forêt de Brocéliande, qui nous a mené entre autres à l’incroyable église de Trého, à l’ancienne crêperie de l’Aff au bord du camp militaire de Coetquidan, à la Guette bien sûr et à la rencontre de pas mal d’ami-e-s qui développent de chouettes activités littéraires maraichères & cantinières, épicières & solidaires, etc.

Voilà plusieurs années que j’avais prévu que ça démarrerait là, un 1er avril, comme un poisson qui rejoindrait quand même vraiment la mer – eau ren-versée – pour une nouvelle ère… alors le 31 mars, nous étions ben là tou-te-s deux, alors que l’heure du couvre-feu approchait, à cheminer pieds nus ou sandalés vers cette flèche de pureté là-bas, ya Qahhar ! invincible bastion, puissance de la Déesse, Mikhaïl ! Ouais !
Après le mont Saint là – où la beauté de l’office de l’aube m’a fait pleurer une fois encore – nous sommes allé-e-s en Anjou – en passant par la Zad – par erreur d’aiguillage depuis Rennes, ça ! histoire de tailler les crayons de couleur de la Noë verte, où la conserverie continue à chercher des fonds.

Du côté d’Angers nous avons retrouvé des ami-e-s dans deux lieux collectifs, un qui n’a pas vraiment pignon sur rue mais qui est vraiment sympa, et l’autre qui l’est tout autant dans un autre style (le blog du Village Troglobal n’est franchement pas très à jour mais on s’en fout). On y reviendra peut-être pour éprouver encore les fêtes de la paix ?
Puis nous sommes allé-e-s fêter Pâques dans la famille !
Et au retour de cette première petite boucle, on est passé dans un autre lieu encore où deux amies vivent avec deux enfants à mi-temps, l’une en mobile-home et l’autre en dome. Elles partiront bientôt, la place sera libre en haut de la colline ! Mais le trampoline king-size et la carlo cuisine s’en iront aussi einh : restera juste la belle vue et le voisinage, le soleil et les tempêtes.

Pour bien s’en rappeler quand même, un ami (mec cis mais queer aussi sur les bords) l’a poqué juste au-dessus de son interphone (^;
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