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Au gré des ouvrages

O si en lisant tu me donnes vie,
si tu me prêtes attention dis en passant,
si mon dire t’agrée, te parle, te réponds, te suit…
merci ! si ta voix chante haut et clair ça m’est joyeux et bon.

Ici je partage donc, bon an donnant, ce qui n’a pas trouvé d’espace ailleurs encore…
avec un petit mot sur d’où ça nait, par où c’est passé ou comment ça mord – éventuellement.


L’hirondelle a donné son nom – grâce à l’intuition d’un Loïk – à un collectif dont je fais partie et un lieu surtout – enfin, « si ça s’trouve » comme on y dit. Poème à eux dédié :

Aronde, ô queue pointue et tête ronde,
Croche l’esprit aux charpentes du monde
Voyage légère au-dessus des ondes en mai,
Pour venir marier l’été à jamais le ciel,
l’ici et l’ailleurs, singulier pluriel,
ou la boue et le blé.

***

En écoutant Isabelle parler de Matrix

la Vie structure et transforme, la vie relie
la Forme chatoie et susurre, l’informe crie
le Mur est chance et passage, l’armure tombe
Changement n’est juge suprême, archange monde

Toute *matrice* est déroutée, car **tout** bascule
Nous sommes libres ?
Rien qu’embrasser la mère vraie, joie minuscule
ou gros calibre …

Bientôt s’achève qui commence, vieille loi :
seule se poursuit la danse, tu vois !

***

En préparant un groupe non-mixte le matin de la « journée internationale des femmes »…

Appeler les esprits des différentes directions encore
4 routes à aimer, 7 ou 8 ch’mins à honorer, une bonne étoile* !
Deux pôles, deux horizons, deux verticales, quatre éléménts et tant de traces !
un arc-en-ciel pour seul carrefour entre tous ces repères, ô chair…
Une infinité d’êtres qui nous soutiennent par-delà l’espace.

Tourne-toi, petit homme, tourne-toi guerrier, et contemple, célèbre oui,
crie ou prie comme bon te semble vers ces mystères inouïs – et si simples aussi.
Dis tes mots pour ce faire, pour guider tes frères ceux qui te semblent bons,
et ceux-là pour te soutenir encore si tu veux, si ça tourne bien rond.
Et n’oublie pas tes sœurs surtout – non, pas un instant je t’en prie !
Ou bien c’est toi-même peut-être alors que tu oublies ?

L’est
ô soleil levant, qui tresse les cheveux de l’amour à la tristesse
quand la nuit est finie et que la lumière jaune baigne ton cœur fier,
prêt pour son aventure, emmenant la chaleur du foyer et l’espoir des enfants,
repartir de nouveau comme l’aigle prend son envol pour y voir loin et clair !

Le sud
Ô puissant midi, comme un chacal qui lutte avec ardeur je marche !
Tenace agir, rouge sang, feu & braise, force et patience,
service de la colère qui gronde et qui modèle,
comme l’éclair ou l’étincelle je viens vers toi.

L’ouest
voilà le crépuscule, les ombres s’allongent, tu remercies oui et
tu te recueilles à présent, sans repos ? car c’est l’alchimie qui t’appelle,
oh tu t’offres corps et âme à cet ouvrage de l’ours et du silence :
obscurément saisir la peur comme un repli secret du temps.

Le nord
Transparence, blanc manteau des ancien-ne-s, joie profonde !
Nous nous éveillons à notre humble règne, le cœur léger, ouvert,
nous grimpons à notre tour sur le dos de ce yack – était-ce un buffle ou un taureau ?
Son chemin – la neige et la bise on le sait – vers la mort embrassée, commune origine.

Le ciel
Père céleste, firmament sans borne, espace ! Ô bleu !
Ô force pure, enfantement de l’esprit, immensité verticale et partout,
absence de verbe qui nous soulève et nous laisse frémissantes et seules !

La terre
Mère grande, fraiche et tendre, terrible et épaisse mère,
marronne accoucheuse de toute vie, fertile équilibre,
couche-nous, berce, vomis, ou sculpte ou chante !

La boule d’or
iels se tournent vers l’intérieur et contemplent, respirent…
Voyez ! femmes et hommes, enfants vieillardes, au cœur du monde,
un seul souffle, une seule conscience, une seule âme.

Les ancêtres et les descendant-e-s
Grands-pères, grands-mères, pierres, arbres et bêtes,
vous toutes les créatures terrestres et célestes qui avez contribué à nous enfanter,
et vous aussi nos lignées de chairs, de tendresse et d’os sur les épaules de qui nous allons,
et vous aussi encore qui viendrez après nous de toutes sortes et de toutes couleurs,
innombrables générations engendrées par cet aujourd’hui et ce que nous y semons,
soyez-nous favorables, soutenez-nous, guidez-nous s’il vous plaît toutes et tous,
éclairez nos voies à présent comme vous l’avez fait et le ferez de tout temps,
de tout temps.

* Avec cette personne déjà, j’ai honoré par quelques notes le cadrant sextile et la rose des vents, leurs cardinales orientations. Là où il y a 4, il y a bientôt 8 ou 2 encore pour faire 6 – car nous jouons presque tout en trois dés – cube, succombe ! Et ressuscite : parfois un centre se creuse, et voilà 5 ou 7 à sa suite qui disent – allez ! toute la création.

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